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lundi 6 avril 2015

Philippe Bas, président du conseil départenental de la Manche

Installation de la nouvelle assemblée
présidée par Bernard Tréhet
Sans surprise, Philippe Bas a été élu dans un fauteuil comme ses prédécesseurs avec 36 voix sur 54. Sénateur, président de la commission des lois, président du département de la Manche, cela nous rappelle les titres de Léon Jozeau Marigné, à ceci près que ce ne sont ni les mêmes hommes, ni la même assemblée, ni la même administration, ni les mêmes époques. L'évolution de la société et la crise économique ont des conséquences sociales et politiques qui exigent des élus une approche différente de la démocratie. La nouvelle gouvernance du conseil départemental devra en effet se donner  les moyens de s'adapter et de répondre aux exigences qu'impose la situation actuelle du pays et de nos territoires. Celle de la Manche en particulier. Elle s'inscrit dans le cadre d'une réforme territoriale dont les objectifs  restent  flous. Une chose est certaine, la Manche sera l'un des 5 départements de la grande Normandie avec laquelle il faudra compter et savoir négocier pour bénéficier des moyens nécessaires à son développement économique. Ces deux prochaines années seront un tournant que nous ne devons pas manquer sous peine de nous laisser marginaliser. La Manche ne peut se limiter à la  vocation d'un tourisme de passage qu'on se plaît à découvrir lors d'une grande marée avant de passer la soirée à Saint-Malo. Des évènements récents prouvent que nous avons du retard en matière d’accueil des touristes. En revanche, la Manche est le havre recherché par les seniors qui veulent se ressourcer au bon air iodé. Notre environnement est  certainement un grand atout mais ce n'est pas suffisant.  

Philippe Bas, président du Conseil départemental
photo Daguier CD
Philippe Bas aura cette responsabilité de poursuivre le développement économique. Nous aurons à l'accompagner et à le soutenir dans ce combat pour ne pas faire les frais d'orientations normandes tournées vers l'Île de France 11 mois sur 12.  Le département de la Manche a sa carte à jouer sur l'échiquier de la France économique. Les années 70 du siècle dernier ont été celles du développement nucléaire. La Manche  de Jozeau Marigné n'a pas tiré tous les bénéfices qu'elle pouvait en espérer pour l'aménagement de son territoire. Aujourd'hui la solidarité nationale va la priver de recettes fiscales liées au nucléaire qui pénaliseront largement ses collectivités et ses habitants, lesquels devront compenser le manque à gagner sous peine de perdre toute capacité d'investir. Demain notre Manche sera celle des énergies renouvelables et du mixte énergétique. Nous y sommes préparés, mais nous devrons conclure au plus vite notre action par des essais qui nous permettront d'entrer réellement dans le futur énergétique... Un vrai challenge qui nécessitera des moyens humains et financiers. Une équation pas facile à résoudre en ces temps de disette budgétaire. Il n'y a pas de solidarité sans économie ai-je coutume de dire; c'est d’autant plus vrai que les capacités financières actuelles des départements  sont largement amputées par les dépenses sociales qui ne cessent d'augmenter. C'est pourquoi je pense qu'une gestion des solidarités bien pensée et innovante peut contribuer également à libérer les fonds nécessaires aux investissements économiques. D'autant que les dépenses sociales du département, (fonctionnement et investissement confondus), avoisine les 60% du budget du département, soit près de 300 millions d'euros. Fin 2014 l'allocation allouée au RSA frôlait les 40 millions d'euros pour un peu plus de 8000 bénéficiaires. Et leur   nombre ne cesse d'augmenter. À l'évidence, le département seul ne peut se contenter d’être le gestionnaire des affaires sociales. Le professionnalisme de ses personnels est un véritable atout mais il doit être accompagné sur le terrain  par la solidarité des collectivités et du bénévolat.
La créativité et l'innovation, la complémentarité et le partage des compétences, sont indissociables au sein d’une  gouvernance. Ce sont là des garanties que l'équipe de Philippe Bas compte bien lui offrir pour l’aider dans sa tâche et construire un département moderne, entreprenant et cohérent dans sa diversité... un  département que nous voulons viable, équitable et solidaire. La réussite de notre président sera aussi la nôtre, également celle des électeurs et de la Manche.

10 commentaires:

  1. Anonyme4/06/2015

    Nous sommes nombreux à être déçus que le département vous ait retiré l'économie où vous excelliez au bénéfice du social qui ait plutôt le domaine de Philippe Bas. Quand vous dîtes "l'équipe de Philippe Bas..." cela veut-il dire que vous ferez le travail et que le président du conseil départemental endossera les lauriers..comme ça été si souvent le cas ? D'ailleurs ne semble-t-il pas oublier un peu trop vite tout ce que vous avez fait pour lui ?

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  2. Cher ami; je vous remercie de vos compliments mais l'action économique que je mène sur le terrain se poursuivra. Prochainement, je sera en hollande pour le projet de tomates, et la semaine dernière j'accueilais un nouveau chinois qui souhaite investir dans les leds et les candélabres intelligents..., Vous devez savoir également qu'en 2016, c'est la Région qui sera chef de file pour l'économie. Nous aurons bien besoin de Philippe Bas pour négocier à armes égales au niveau régional. Et comme, je le dis dans mon texte, le travail en équipe c'est aussi le partage des compétences. L'innovation ne doit pas se limiter à l'économie, car libérer des recettes ça et là permet d'investir. La France végète car elle n'investit plus. L'économie commence par cela. Quant à la solidarité, elle est l'affaire de tous également. Soyons confiants.

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  3. Anonyme4/06/2015

    Le premier commentaire est sympathique mais la question des récompenses et des dettes politiques est le fléau de notre démocratie qui pêche de l'absence de compétences. On récompense les copains et parfois les coquins sous prétexte d'être dans un même parti. La démocratie est souvent aveugle, amenant au pouvoir des opportunistes ou des personnes qui n'ont aucune capacité. En ce qui vous concerne, vous montrez quotidiennement votre énergie. Vos résultats parlent pour vous. Je veux croire que Philippe Bas avait besoin de vous pour le département. Chr. B.

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  4. Anonyme4/06/2015

    Le choix du président semble un peu étrange au premier regard.
    Il faut quand même rappeler que l'économie avait déjà été préemptée par l'administration du CG sous la précédente mandature.
    Il était donc prévisible qu'elle se protège des élus trop actifs qui pointeraient leur incompétence.
    Nous avons là la reproduction de ce qui se pratique au plus haut niveau de l'Etat depuis Pompidou. Les polytechniciens et autres grands corps d'Etat ont depuis longtemps exclus le pouvoir politique de la stratégie économique et financière ; ceci sans avoir de compte à rendre devant les citoyens.
    Nous subissons aujourd'hui ces choix du passé et l'incompétence nichée à toutes les strates de l'administration.
    Il n'y a pas de profil type pour l'intelligence économique (une tête bien faite plutôt que trop pleine), mais il est sûr que sortir de Mine ou Polytechnique ne garantit pas ce profil ; tout juste de bons matheux voir de bons comptables obtus.
    Philippe Bas n'a pas le profil du guerrier prêt à ferrailler contre ses conseils techniques ; étant de plus issu de ces mêmes corps d'Etat.
    Enfin, Mr Trehet coincé dans la mission la plus chronophage du CG sera paralysé partiellement dans ses actions économiques, sauf à pouvoir déléguer à d'autres politiques du même profil (qui n'ont pas fait leur preuve et ne sont pas reconnus par les chefs d'entreprises comme lui).

    Donc la question à poser n'est pas pourquoi Philippe Bas à fait ce cadeau à Bernard Tréhet, mais plutôt qui lui a soufflé de l'écarter... et dans quel but ?

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  5. Non, Philippe Bas me connaît; je ne suis pas homme à être écarté. Les affaires sociales sont en effet chronophages mais je serai entouré d'une équipe sur laquelle je compte bien m'appuyer comme au sein de ma communauté. Hier, les liens entre Jean François Legrand et Laurent Beauvais ont été essentiels pour certains sujets économiques. Il en sera de même demain entre PH.Bas et les ténors de la Normandir. En revanche sur le terrain, il aura besoin de tout le monde et de toutes les compétences. Inversement nous aurons besoin de lui pour soutenir nos projets.

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  6. Anonyme4/06/2015

    Bonne question que celle qui met en évidence le fait que Bernard Tréhet ait pu une fois de plus être écarter...Et dans quel but ? Là il y a une multitude de réponses qui viennent à l'esprit ! La réussite d'un esprit rebelle mais néanmoins homme de talent dérange ceux qui ont déjà prévu leur plan de carrière. Mais il y a aussi le fait qu'en économie, malgré les barrages si grands sur sa route, il commençait à faire un peu trop parler de lui car émergeait enfin les résultats de ses efforts et de son travail titanesque.
    Cela ne peut que nous faire réfléchir à cette politique politicienne qui sacrifie les petits élus dans leur propre intérêt et non l'intérêt des électeurs.

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  7. Anonyme4/06/2015

    Philippe Bas est un technocrate, pas un entrepreneur. Le plus ennuyeux c'est que vous avez fait campagne sur l'économie et le développement des entreprises, et vous voilà relégué au poste des affaires sociales. Donc des dépenses, et pas de recettes en face.

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  8. Tout d'abord je rappelle que lors du précédent mandat j'ai eu une action économique sans être vice président. Aujourd'hui, je le suis, en conséquence je fais partie de l'équipe rapprochée du président. Par ailleurs, c'est au pied du mur qu'on voit le maçon. En tant que chef d'établissement, membre de l'Education nationale, beaucoup de personnes ne pensaient pas que je m'interesserais et réussirais en économie. Il ne faut donc pas classer les personnes avant de les voir à l'action. Et puis, il y a des élus qui savent apprécier leurs compétences et savent s'entourer en conséquence. Ne voyons donc pas les choses de façon négative.

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  9. Anonyme4/07/2015

    En lisant les réactions je constate un certain consensus chez vos lecteurs.
    J'admire votre optimisme qui transpire de vos réponses.
    Je comprends également la difficulté des réponses pour un mandat serein.
    Prions que vous ayez raison de voir les verres à moitié plein. L'avenir proche nous dira s'il faut être ou non parano en politique.
    Nécessairement il y a du bon en Monsieur Bas. Je le sais croyant. Il sait donc qui sera son juge au final.
    Bref nous verrons bien comment il va s'en sortir au milieu des rapaces et opportunistes de son camp, de ses ennemis comme le député Huet, des luttes de pouvoir dans l'administration, des enjeux de la réforme territoriale, des travaux de la commission sénatoriale, etc.
    JC Thomas

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  10. Anonyme4/07/2015

    Bonjour Bernard
    Moi je me réjouis que vous fassiez partie de l'équipe rapprochée de Philippe Bas. Le social a besoin d'innover et surtout de faire partager la solidarité qui est l'affaire de tous. Les 80,5% que vous avez obtenus sur Brécey et bien d'autres communes sont justifiés par les actions que vous avez mises en place dans la vallée aussi bien pour les personnes âgées, le RSA, les demandeurs d'emploi, le soutien scolaire aux enfants en difficulté... Et l'emploi qui est la meilleure solution pour combattre la précarité.

    Il est nécessaire de faire bouger les choses en implicant les collectivités et les associations dans la solidarité. Restez quand même sur le front dans la guerre pour l'emploi car l'économie est une priorité. En tant que chef d'entreprise, c'est avec les élus que je veux discuter et non avec les administratifs. Restez présent comme hier sur ce terrain. Didier

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