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dimanche 22 janvier 2017

Le beurre et l'argent du beurre....


Régénérons les esprits.


Vouloir : « Le beurre, l'argent du beurre la crémière et le pot à lait » Tout le monde a entendu cette expression populaire qui désigne celui qui veut tout sans rien donner. Elle est hélas très souvent dans les esprits lorsqu'on parle économie. C'est regrettable quand bon nombre de collectivités se trouvent étranglées par les réductions successives des dotations d'un État glouton et hypocrite. Par manque de courage, il n’a pas eu l'audace de faire les réformes qui s'imposaient, préférant créer des super structures comme celle de la Communauté d'Agglomération du Cotentin qui, avec ses 221 élus, a mis près d'une heure et demie pour élire JL Valentin avec 113 voix contre 100 à son concurrent D.Marguerite. Mais c'est ainsi, il va falloir s’habituer à faire avec.  En revanche, avec 221 élus et le vote électronique qui leur donne le sentiment de voter secrètement, il va falloir  faire preuve d'une très grande pédagogie pour faire admettre à quelques uns que le développement économique, source d'emplois et de ressources nouvelles, nécessite quelques efforts financiers en faveur des porteurs de projets d'entreprises, qu'il s'agisse de créations, d'extensions ou d'expérimentations innovantes. Ils ne doivent pas oublier que l'économie est la priorité des priorités des nouvelles communautés. Je n'ose ’imaginer que quelques esprits formatés puissent penser encore que le retour de l'investissement économique doive être immédiat en ayant une position purement comptable.

Mais à l’impensable rien n'est impossible !

En matière d'immobilier connaît-on un bailleur capable de trouver un locataire qui accepte de lui couvrir le coût de la construction de son habitation par le montant de son loyer ? Si c'était le cas ça se saurait. Et bien en économie c’est la même chose,on ne peut vouloir le beurre et l'argent du beurre sous prétexte que l'entreprise est sensée se faire du blé; nous devons concevoir les choses autrement. Une collectivité propriétaire d'un atelier, ou de locaux industriels, doit admettre qu’une location ne couvre pas le montant de ses annuités d'emprunt. Pourquoi? D’abord, parce qu'elle fructifie son capital et perçoit deux taxes de l'entreprise, la CFE et la CVAE . Mais aussi parce qu'elle génére de l'emploi et, par là même, de l'habitat qui engendrera des taxes locales (habitat et foncier bâti notamment) et confortera le commerce et l'artisanat. C'est le B.A BA de l'économie qu'un gamin de CM2 comprendrait. Mais il y a un hic. Gangrené par l’idéologie politique ou des a priori négatifs, quelques élus pensent encore que la gestion d’une collectivité se résume à payer des factures de voirie et d’assainissement. Qu’une collectivité n’est pas une Banque, et que l'argent du contribuable ne doit servir qu'à améliorer son cadre de vie. C'est oublier que c'est l'argent du contribuable qui sert à financer le RSA pour les chômeurs en fin de droit, et que le nombre d'allocataires du RSA serait moins important s'il y avait plus d'emplois. Et pour en créer il faut des entreprises; de plus, bon nombre de chômeurs peuvent être des entrepreneurs en puissance dès lors qu’on les aide à concrétiser leur projet quand les banques refusent de le faire. C'est le serpent qui se mord la queue, mais il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Ne renonçons pas pour autant; la méthode Coué est une pédagogie qui a fait ses preuves.