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dimanche 19 février 2017

Élections : de l'absolution à la rédemption


Ça ne sera pas simple de trouver un champion susceptible d'entrer au panthéon. A droite les révélations sur le pognon ont renversé l'opinion. Pendant que le rusé Fenech joue les trublions en avançant d'autres options pour amener le baron Fillon vers la démission.
Qu'importe cette trahison, Il creuse son sillon qui le conduira sur le perron du palais. À condition que les moussaillons de la Marine ne l'obligent à faire son baluchon.
La situation n'est pas mieux à gauche. Cahuzac frise le ballon;  Mélenchon joue la dérision, tuant de ses jurons toute idée de conjuration contre Macron, le parangon de ces élections. Ce garçon revisite à sa façon l'histoire de la colonisation au risque de recevoir une correction aux élections. Peut être obtiendra t-il le pardon et l'absolution suite à sa confession de Toulon. Pendant ce temps Hamon ne perd pas son temps, mais commence à prendre le melon. Porté par l’euphorie de son élection voilà qu’il se lance dans une opération de réconciliation des extrêmes. Ce sera non pour Mélenchon qui refuse un "corbillard" de couillons.

Tous ces trublions n'éclairent pas l'horizon des français qu'ils prennent pour des pigeons, leurs orientations sécuritaires cherchant à noyer le poisson. Fillon veut la responsabilisation pénale des mineurs de 16 ans. Macron promet la création  de prisons pour une augmentation de 15000 places pendant que le parlement double la prescription pénale.   Hamon se distingue en  promettant la dépénalisation du chichon . Du coup il n'est plus question de les mettre au violon. Ce même Hamon  qui n'a pas su lutter contre la  communautarisation à Trappes, qui  a détricoté la loi Peillon et a fait entrer le voile à l'école provoque des crises de  démangeaisons dans l’opinion. Ces nouveaux mousquetaires : Melanchon, Hamon, Macron et Fillon forment un quarteron dont les élucubrations créent peu d'adhésion. Ils croisent le fer  à fleuret moucheté seulement pour éviter un plongeon qui leur ferait toucher le fond... Une joute bien fade, très loin de la révolution que nous attendons. Certes il nous faut arrêter les manifestations de ces sauvageons qui n'ont pas reçu l'éducation  que nous leur devions. La prévention est nécessaire mais la répression l'est également. Gardons nous cependant de ne réduire la contestation qu’à la seule vision des dégradations qui ne sont que la traduction d'une jeunesse  en perdition et sans vision. Le mal de la France est bien plus profond qu’il n’y parait. Soyons sans concession à l'égard de notre démocratie qui subit l'eutrophisation d'une élite fragilisée par ses ambitions et ses divisions . Le sabre et le goupillon  ne sont plus de mise mais ils refont surface d’une autre façon. Les français  refusent d'être les dindons d'une farce qui a le goût de la corruption et les pousse vers une abstention sans concession. C’est la porte ouverte à la dépression et aux désillusions. 
Notre participation à ces élections 2017 ne doit être  ni une oraison funèbre ni la bénédiction d’un centurion. Simplement une obligation citoyenne qui décrassera notre pays pour lui offrir une meilleure carburation.