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vendredi 2 décembre 2016

Où en est le projet tomates?




À quelques semaines de la création de la Communauté d'agglomération du Mont-Saint-Michel-Normandie, je m'attendais un peu à ce genre de question dès lors qu'était connu mon souhait de m'investir dans cette nouvelle collectivité aux cotés d'élus soucieux de développer l'économie d'un territoire auquel ils ont déjà beaucoup donné. En définitive, le hasard fait bien les choses: la presse m'a fait parvenir cette question le soir même du Mardi 28 Novembre, jour où précisément les porteurs du projet terminaient leur réunion avec les responsables de la SAFER et de GRDF descendus de Lille et de Caen pour expliquer le nouveau dispositif qui sera utilisé pour alimenter en gaz les trois cogénérations nécessaires au chauffage des 17 ha de serres de tomates  et à la production   de 12 Mégawatts d'électricité  revendus à EDF. Finalement, ce n'est pas le réseau de transport GRT qui sera utilisé mais une conduite de distribution qui sera créée spécialement pour l'entreprise sur près de 2,5 kms.
Manque de pot pour les oiseaux de mauvaise augure qui guettaient leur proie avec avidité, des fois que le projet avec la  création de plus d'une centaine d'emplois à la clef viendrait à capoter. Ils en seront pour leurs frais, mais je ne leur en veux pas pour autant car ils n'ont pas toutes les données et peut être le même désir de voir se développer le Sud Manche . Plus sérieusement, quand on n’est pas impliqué dans le développement économique on ne peut pas en connaître toutes les contraintes et tous les obstacles qu'il faut franchir avant de commencer les travaux. Entre les recours, et autres procédures sans parler des surprises inattendues comme les découvertes archéologiques et le planning surbooké des partenaires EDF et GRDF avouez qu’il y a de quoi en décourager plus d’un. Et je ne parle pas des dossiers à monter pour d'éventuelles participations financières ou des avances remboursables qu'il faut obtenir pour avoir la confiance des banques sur un projet de 37 millions d'euros tout de même... Mais ouf, les premiers travaux débuterons en février 2017 une fois commencées les recherches archéologiques complémentaires de l'INRAP. Ainsi les plantations des pieds de tomates pourront avoir lieu comme prévu en Novembre 2017. Le permis de construire dépourvu de tout recours n'ayant été obtenu qu'en juin 2016, il était bien sûr impossible d'être prêt pour Novembre 2016.
En conclusion, Il aura  fallu quasiment trois années pour réussir le projet, mais c’est le prix à payer. Le développement économique ne s'obtient pas d'un coup de baguette magique. Il faut le savoir. Entre la conception du projet et sa réalisation, il arrive que plusieurs années s'écoulent. Nos oiseaux savent-ils que l'Écoparc a été conçu fin 2009 ? qu'il a été réalisé fin 2013 ? et que depuis cette date quatre entreprises s'y sont implantées avec près de 60 emplois.  Elles seront au moins  8  fin 2017, soit 2 implantations par an. Ce n'est pas si mal quand on sait qu'il n'y a eu que 150 créations d'emplois entre 2008 et 2013 dans le Sud Manche, et 345 dans le Val de Sée. Voilà, j'espère que les   colporteurs de mauvaises nouvelles se réjouiront (ou feront mine) en apprenant que les recettes supplémentaires liées à ces créations d'entreprises tomberont dans l'escarcelle de la nouvelle Communauté du Mont Saint Michel Normandie. Ou alors c’est à désespérer de l’engagement public.