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samedi 8 octobre 2016

Semer pour récolter




En Normandie on ne se révolte pas, on n’enfile pas des bonnets rouges, on se retrousse les manches et l’on innove pour s'en sortir, c’est dans les gènes du normand. Dans le  Sud  Manche par exemple, jusqu’au tournant des années 70/80 les parcelles étaient encore de petites tailles à l’image des exploitations qui ne renfermaient parfois que trois vaches laitières. En dépit de la crise pétrolière, les agriculteurs investissent, et se modernisent grâce à la mise en place des CUMA. Ce groupement a permis à des centaines d’exploitants de passer à la mécanisation à moindre coût, en même temps, qu’il a favorisé la diversification agricole. La prairie naturelle perd 1/4 de sa surface au profit des cultures céréalières et du maïs fourrager. Le monde agricole s’est endetté pour récolter et se développer.

Pour réussir en économie, il n'y a pas d'autre choix que d'investir

Le Président de la Région, Hervé Morin, l'a répété encore récemment à ses amis et à son opposition qui utilise les chiffres de l'emprunt comme prétexte pour ternir le bilan d’un adversaire sans se soucier de l'avenir de son propre territoire. C'est ainsi, la politique est souvent pernicieuse, au national comme au local;  tous les moyens sont bons pour descendre celui que l'on considère comme son rival. Comme comparer des dettes d'investissement productif avec des dettes  qui génèrent des dépenses de fonctionnement. Pire, cela révèle une méconnaissance totale en matière économique pour ceux qui s’en font l’écho. Prenons l'exemple des investissements réalisés par la communauté de communes du Val de Sée : Ils se sont traduits par des recettes de fonctionnement supplémentaires et un excédent par habitant de plus de 110% par rapport à celui de sa grande voisine. Cela résulte de politiques intelligentes et réfléchies visant à sensibiliser des investisseurs à notre territoire. Pas grand chose à voir avec les allégations approximatives du député-président Huet. Sa grande scène de moralisation financière pour escamoter les critiques de son immobilisme et son manque de clairvoyance en matière d’innovation est patente. Les chiffres hilarants d’un pseudo endettement est un enfumage pour gogo.  Si l’on compare nos chiffres avec ceux de la communauté de communes d'Avranches-Le Mont Saint Michel présidée par ce brillant député qui envisage maintenant de cumuler jusqu'aux élections législatives (c’est pas gratuit ) ça donne à réfléchir avant de lui confier les clés pour six mois d’un territoire qui demande de sérieuses compétences en économie. Comparons également l'évolution de l'emploi par des chiffres qui m’ont été communiqués récemment par la chambre de commerce et de l'industrie pour les salariés et non-salariés des secteurs de l'industrie, de la construction, du commerce, du transport et des services divers. Tenez vous bien, entre 2008 et 2013 l'augmentation n’a été que de 148 emplois sur Avranches-Le Mont Saint Michel (45000 habitants) quand il est de 357 emplois sur le Val de Sée (9160 habitants). Un rapport qui confirme les statistiques de l'État pour la période 1999-2009 (+38% d'emplois industriels pour le Val de Sée) et ressemble étrangement à celui de l'excédent de fonctionnement par habitant. Si nous ajoutons l'évolution du nombre d'établissements par communauté entre 2010 et 2016, nous obtenons le même résultat: +2% pour l'une et +4% pour l'autre.

Pour autant, pas de quoi pavoiser.

L'évolution des emplois n'augmente dans le Sud Manche  que de 197 malgré les efforts des autres collectivités qui nous rejoindrons et de leurs entreprises.  l'ACOME, par exemple, entreprise historique du Mortainais, s'implique efficacement dans le développement économique du territoire avec NOVEA et INNOVANCE. De plus cette entreprise va occuper un niveau entier d'un ancien bâtiment d'ÉLECTROPOLI que la communauté de Communes de Saint James vient d'acquérir. C'est bien la preuve qu’il va falloir encore investir pour récolter, plus tard, les bénéfices de la croissance. Pour conclure, je dirai qu’il ne faut pas s’aventurer sur un terrain que l’on ne maîtrise pas. Chacun son rôle: la politique politicienne au député, le développement économique aux élus locaux. Alors de grâce, si la nouvelle communauté du Mont-Saint-Michel veut se développer ce n’est certainement pas en succombant à des arguments fantaisistes. Et, prudence, les lendemains de fête font mal à la tête.

mardi 13 octobre 2015

Les élus du Val de Sée disent non á la carte départementale


OUI À LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES
Pays du Mont-Saint-Michel

Les élus de la communauté de communes du Val de Sée  ont dit non à l'unanimité (à une abstention près) à la carte intercommunale proposée par l'État pour la Manche. Pour autant, la loi NOTRe les obligeant à se regrouper compte tenu de sa démographie,
(9500 habitants seulement),ces élus ont décidé de s'orienter, sans condition, vers la communauté de Communes d'Avranches Mont-Saint-Michel, motivant leur choix par une argumentation objective.  Le bassin de vie de la vallée de la Sée appartient au bassin d'emploi d'Avranches qu'il contribue à renforcer; les routes départementales, la D5 et la D911, récemment aménagée par le département, desservent Avranches et la communauté du Val de Sée dont plusieurs communes sont riveraines de la cité des Abrincates. Le nouveau Canton d'isigny-le-Buat, commune membre de la Communauté d'Avranches le-Mont-Saint- Michel réunit  6 communes de l'agglomération d'Avranches et les 28 communes de la vallée de la Sée dont l'écoparc est au coeur du développement économique de l'Avranchin. Autant de raisons majeures auxquelles pourraient s’y ajouter, s'il en était besoin, bien d'autres  arguments touchant aux domaines environnementaux, sociaux ou culturels. De telles raisons  pourront êtres reprises par les maires des communes membres de la Communauté de communes du Val de Sée  pour convaincre des élus municipaux peu rassurés par des réformes que beaucoup d'entre eux estiment assassines pour la démocratie locale. Ceux-ci craignent que la gouvernance des nouvelles communautés ne leur permette plus de s'investir pour leurs territoires.

Rendre ses droits à la démocratie

Á l'évidence, la carte intercommunale  sur laquelle tous les élus municipaux auront à se positionner en interrogera  plus d'un, sachant qu’un certain nombre seront désormais écartés des décisions qui seront prises pour leurs territoires qu'ils soient ou non appelés à représenter leurs communes, désormais diluées dans une collectivité de plus de 100000 habitants.  Perdus, noyés, au sein d'une assemblée de 204 élus pour la nouvelle communauté de communes du Sud- Manche proposée par la préfète, nombre de maires s'imaginent mal être en mesure de changer le cours des choses. Plutôt que d’y faire de la figuration, beaucoup déserteront les allées du pouvoir. C'est pourquoi, les élus de la Communauté de communes du Val de Sée ont estimé ne pas devoir engager les autres Communautés de communes par leur vote en disant NON à la carte de l'État mais OUI à leur rapprochement avec la communauté d'Avranches Le-Mont-Saint-Michel. Comme indiqué sur cette même carte, ils n'engagent qu'eux mêmes sans forcer  la main aux collectivités qui s'interrogent. Voter OUI à la carte sous prétexte qu'elle correspond au voeu de notre collectivité eut été prendre le risque  d'obtenir d'emblée,  les 2/3 de votes favorables à la carte, et de fermer la porte á toute discussion pour les autres communautés, alors que nous savons par exemple que  celles de La Haye du Puits, Lessay, Sèves et Taute (Perriers) ont un vrai projet qui les rassemble. En votant OUI à la carte qui les réunit avec Coutances, c'était enterrer un choix qui est conforme à la Loi et les soumettre au couperet des choix de l'État. Ce n'est pas  l'idée que je me fais de la démocratie.


dimanche 16 février 2014

Action sociale : réduire son coût, c'est possible

  
RSA :  LE PRIX A PAYER… Mais c'est rentable

La France, comme ses collectivités, vers lesquelles elle a transféré nombre de compétences coûteuses, se retrouvent désormais confrontées à des charges sociales qui ne cessent d'augmenter. Un cadeau empoisonné, car. la France vieillit, le chômage ne diminue pas, entraînant avec lui une cohorte de difficultés face auxquelles,  soyons honnête, nous n’avons plus de marge de manœuvre. Du coup, l'assistanat grandit les situations de certaines familles deviennent de plus en plus difficiles à gérer,, pour ne pas dire dramatiques. Le RMI a laissé place au RSA, c’est très bien..mais après que faisons nous pour les sortir de la spirale infernale qui guette les plus faibles, souvent recroquevillés dans l'indifférence et la solitude. Si l’Etat est incapable d’apporter une réponse concrète pour enrayer le phénomène, que peuvent les élus désarmés faute de moyens financiers sinon la tentation de supprimer des moyens qui semblent sans effet sur des résultats en apparence  incontrôlables et de s'en remettre à ses propres structures sociales. Après tout elles sont là pour remédier aux difficultés. Après tout, à quoi bon soutenir des efforts financiers supplémentaires qui ne semblent pas pouvoir endiguer l'augmentation inéluctable du nombre des allocataires du RSA?  Sauf de brûler la chandelle par les deux bouts.  Dans un contexte de tempête financière,  il vaut mieux faire l’Autruche que de tenter une sortie. Après tout, s’il y avait une solution, cela se saurait. Et puis, s’attaquer au social est le pré carré réservé du gouvernement qu’il sait habilement manoeuvrer. Il n'est pas de bon ton d'évaluer pour dégager des pistes faute de solutions. Laissons les statistiques aux autres; de toute manière elles seront contestées.

Pour autant, j'ai souhaité en obtenir pour le territoire de solidarité du Sud Manche, composé des sept cantons du Mortainais et de six de l'Avranchin, celui de La Haye Pesnel étant rattaché au territoire de Granville. On a beau dire et se réjouir du fait  que le chômage est contenu autour des 7% sur le pays du Mont Saint Michel, la vérité des chiffres de la pauvreté est autre. Le constat est inquiétant. La progression du nombre d'allocataires entre 2011 et 2013 a fait un bond considérable. Même si la misère est moins visible dans la verdure que sur les pavés parisiens elle est bien là.
Pour s’en convaincre, il suffit de se pencher sur les chiffres.





LES BONS ET LES MAUVAIS ÉLÈVES…

Bien sûr, le nombre d'allocataires varie en fonction de la  population du canton, mais il n’en demeure pas moins que le rapport à la population est un bon indicateur pour évaluer la précarité sur un territoire. Nous sommes à 25,6 allocataires pour 1000 habitants sur Juvigny le Tertre, à 17,5 sur Brécey, à près de 36 sur Avranches, 26,6 sur Sourdeval, 24,7 sur Saint Hilaire, 23 sur Saint Pois etc...Des chiffres sensiblement similaires qui montrent néanmoins des variations en pourcentage très importantes. Il y a 2 fois plus d'allocataires sur Avranches que sur Brécey où leur nombre est le seul qui soit en diminution au cours des deux dernières années avec celui du canton de Saint Pois. Question : Comment peut s'expliquer cette baisse sinon par l'action qui est menée sur ces territoires par le centre intercommunal d'action sociale de la communauté de communes du Val de Sée. Cette collectivité accompagne le département de la Manche en mettant à sa disposition un emploi à temps complet secondé par un secrétariat financé par la collectivité locale qui reçoit du Conseil général une participation financière à proportion du nombre de dossiers suivis. Dorénavant compte tenu des résultats obtenus, 100 dossiers seront confiés au CIAS pour une participation d'environ 18000 euros annuel. L'intérêt du dispositif est évident, il permet d'accompagner socialement les allocataires du RSA tout en les aidant dans leur recherche d'emploi en impliquant les chefs d'entreprises de la vallée dans la réinsertion par l'activité. Cette proximité   avec  les allocataires et le partenariat avec les employeurs potentiels évite les difficultés et les renoncements. L'expérience avec des CUI 7heures avec la collectivité et les associations a été largement positive. Témoins, l'action menée avec la société Alphonse James a permis à celle ci de répondre à des appels d'offres dans lesquels des critères sociaux étaient imposés.


A CHACUN SES PAUVRES

Le résultat financier de telles actions sociales n'est plus à démontrer. Les territoires de solidarité du Sud Manche comptent aujourd'hui 2269 allocataires du RSA. Alors, mettons nous au boulot puisque nous avons la chance d’en avoir un, pour accompagner le conseil général dans sa démarche. Avec un petit effort, nous pourrions espérer réinsérer 10% des allocataires. Le calcul est rapide :  226 insertions gagnées, c'est au bas mot plus d'un million d'économies par an. Même un technocrate est capable de comprendre ça. Quoi qu’ils sauront toujours nous rétorquer que pour gagner un tel pari, il faut trouver des personnes compétentes à mettre sur le marché. Ces arguments ne sont qu’une fuite en avant qui fait le jeu de certaines entreprises qui en profitent pour se délocaliser plongeant du même coup des millions d’individus à pousser les portes de Pôle emploi avant celle des services sociaux. C’est insupportable. En France, nous attaquons la troisième génération de chômeurs et précaires, il est plus que  temps d’agir en prenant notre destin en main, en nous donnant les moyens de notre autonomie d’action. Nous avons essayé dans la Vallée de la Sée, ça marche. 









vendredi 12 juillet 2013

Le tour de France à Avranches

Une grande réussite populaire

 
Une étape contre la montre dans la Manche avec une arrivée au Mont Saint Michel... Quelle plus belle manifestation pour faire connaître un département dont les richesses culturelles, ses paysages et son environnement,  sont quelques uns des atouts qui valorisent ce territoire  d'excellence dont  le Mont Saint Michel est l'emblème? Les élus du conseil général  ne pouvaient qu'adhérer à l'idée de leur président d'inviter ( moyennant finances*) le tour de France à sillonner les routes du sud de la Manche et de l'Avranchin, ce pays qui hérita d'un patrimoine remarquable construit par les normands bâtisseurs de Guillaume le Conquérant et de ses ancêtres. Ça, c’est pour le verso de la carte postale, passons maintenant au recto. Et là, les choses se gâtent un peu.

Du populaire au vulgaire

Quelle meilleure occasion pour Arielle Dombasle invitée d'honneur dans la cité d'Avranches, cet évêché qui rayonna au 11éme siècle par son école épiscopale où enseignèrent Lanfranc  et Saint Anselme avant d'être  (Archbishop of Canterbury) , Gouverneurs suprêmes de l'Église d'Angleterre (c'est-à-dire le monarque), d’entonner un morceau de son dernier album : Avé Maria, avec une ferveur à vous en faire tomber le missel des mains. Mais à la question de l’animateur  de France 3 national ( qui ne brillait pas vraiment par sa culture)  à propos de sa présence  aux villages étapes du tour, la belle cantatrice people répondit : " oui, c'est pour moi l'occasion de découvrir la France profonde". En gros, je viens rencontrer « mes gens ».  Elle n’en dit pas plus, interrompue par le cri d’un cochon, plus exactement celui d’une Truie qui s’apprêtait à mettre  bas et plus bas que terre le public par la voix de l’imitateur, champion du monde, du cri du cochon : Noël Jamet. Hilares, les spectateurs applaudissaient à tout rompre à mesure que ce dernier  fit passer de vie à trépas les pourceaux qu’il venait de faire naître quelques instants plus tôt.

 LE BONHEUR EST DANS LE PRÉ.. ET LA BÊTISE sur la Place de la mairie.

France 3, ne reculant devant aucun sacrifice, avait même invité Thierry Olive et son épouse. Ce personnage fabriqué de toute pièce par les médias grâce à l’émission le bonheur est dans le pré, arpente d’avantage les plateaux de télévisions   que ses terres. J’entends déjà les remarques: Bernard Tréhet  n’apprécie pas la bonne humeur ni l’humour rural. Désolé, mais « L’Olive » m'est restée en travers de la gorge. Je sais que le Tour de France est une fête populaire mais tout de même. Inviter un type qui incarne le ridicule en caricaturant l’image du paysan normand, bourrin et buveur de calva, sachant tout juste s'exprimer en français, avouez qu’il y avait mieux pour représenter les habitants de notre département. Ou alors, c’est à désespérer de l’intelligence humaine. Et pour couronner le tout, il n’hésita pas à nous concocter une recette improbable dont il avait le secret avant qu’il ne l’étale devant les téléspectateurs de la France entière: La tarte aux pommes à l'andouillette et camembert arrosé de Pommeau et de calva. Un truc à vous faire réfléchir à deux fois avant de venir ripailler en Normandie. Sa femme, plus raisonnable préféra le jambon fumé à l'andouillette du chef qui s'en étonna graveleusement …
Pour convaincre Arielle Dombasle visiblement peu emballée par ce plat aussi roboratif que répulsif, le "représentant" de la paysannerie Manchoise  déclara: " tout se mange dans le cochon ma bonne Arielle"... Le tout accompagné par une salve d’applaudissements servie par le chauffeur de plateau. Un mauvais moment de télévision. Voilà comment plusieurs millions de téléspectateurs découvrirent une figure de notre département. Fort heureusement, France 3 Basse Normandie a eu l’intelligence de ne pas relayer cette émission.
Pour conclure, je dirai que tous nos efforts pour sortir notre département de cette image caricaturale qui lui colle à la peau avec cette émission du bonheur est dans le pré se sont volatilisés en quelques minutes. Patatras, avec ce genre d’invité, la Manche risque de passer pour une population d’indécrottables péquenots pour ne pas dire d’attardés; c'est insultant pour nos paysans manchois dont leur premier représentant, Pascal Férey, était vice Président de la FNSEA avant de devenir président de la Chambre d'agriculture de la Manche.  Et de m’interroger :pourquoi  cette erreur de casting?". La Manche n'est pas  cet arrière pays moyenâgeux  du Mont saint Michel, mi breton, mi normand, que la télévision nous montra à Avranches mercredi dernier; elle donna naissance à des hommes qui ont largement participé au rayonnement de la France...  Alexis de Tocqueville,  Littré, originaire d'Avranches par son père,  Jean François Millet, Jules Barbey d'Aurévilly,  Léopold Delisle, Louis Beuve,  Christian Dior, Jean Marais, Jacques Gamblin, Sophie Quinton et bien d'autres que la Manche a accueillis, Jacques Prévert, Alexandre Trauner, ainsi que de brillants musiciens et  historiens qui ne méritaient pas ça. Certes le cyclisme est un sport populaire et merveilleux aimé des français à juste titre, mais doit-on pour autant tomber dans le vulgaire et le populisme bon marché ? 

*Sources : ASO, Le Progrès: Besançon a déboursé 400000 euros, Colmar 350000; la Manche n'était pas seule dans le financement; mais il faut savoir que quelques secondes d'émission sur les antennes nationales ont un coût. La Manche a tenu l'antenne toute la journée. 






mardi 2 juillet 2013

Quand l'orientation scolaire perd le nord

 Ce matin, j'ai revêtu l’espace d’un instant mon costume de chef d'établissement ou plutôt de conseiller aurais-je envie de  dire pour tenter de revenir sur des décisions arbitraires  de conseils de classe qui se posent souvent en procureurs pour sanctionner et exclure. Forts de leur pouvoir, il arrive que les enseignants s'érigent soudain en jurés, se refusant à comprendre l'élève ou l'étudiant dont l'apparente indifférence peut-être jugée pour de la provocation. Pas de temps à perdre pour en savoir plus et mettre en rapport les aptitudes et les résultats. Les notes sont là. Pour peu que l'administration s'en mêle...L'affaire est close.

Messieurs les jurés n'en sont plus à faire une approche psychologique;  chacun défend sa discipline quelque soit son importance dans le débat.  Qu'importe les conséquences de leur verdict sur l’avenir d’un jeune, qu'importe ses aspirations; le moule est unique. Il n'y a pas la place à la marginalité même si elle est à fort potentiel. La France a besoin d'intellectuels sérieux bien formatés et non de tempéraments créateurs. 

On a coutume de dire  qu’Il faut que jeunesse se passe.  Encore faut-il que le monde enseignant comprenne qu'à 18 ans, beaucoup de jeunes sont encore dans l'adolescence, pas toujours prêts à faire les efforts et les sacrifices nécessaires qui s'imposent pour préparer une vie professionnelle dont ils ne connaissent pas la porte d'entrée. De plus il faut admettre que notre société ne les encourage pas  à s’affranchir du noyau familial par peur de l’avenir, face à des gouvernements qui naviguent à vue, sans leur donner de cap ni d’espoir... et l’on voudrait que nos jeunes soient plus adultes que nous ? Et pourtant, ils le sont. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux. S'ils ne possèdent pas encore les clefs, croyez moi, ils sauront vite les trouver. Les enquêtes montrent que bien des chefs d'entreprises ne sortent pas de polytechnique ou d'écoles d'ingénieurs renommées... quand ils sont diplômés...C’est un signal encourageant - difficile à comprendre pour le système éducatif français  – mais les faits sont têtus. Beaucoup sortent du rang quand ils ne se relèvent pas d'un échec scolaire que le collège et le lycée ont parfois provoqués.  
La renommée de l'établissement avant l'avenir de l'élève

 Ma première intervention a concerné un jeune étudiant d'une classe de mathématiques supérieure d'un lycée parisien.  Classé dans le premier tiers d'un effectif de 56 élèves au premier trimestre, son parcours bascule en février et mars pendant le séjour professionnel de son père en Afrique. Les retards et les absences en classe s'accumulent;  les résultats chutent. Cela lui vaut un entretien  avec son professeur de maths qui  apprécie ses qualités. Ils passent un contrat pour le salut de l' étudiant et le passage en classe supérieure. L'étudiant doit démontrer qu'il est capable de se ressaisir par une présence assidue  et l'amélioration de ses notes. L'effort du 3ème se traduit par un arrêt des absences une  remontée de ses résultats qui doivent lui permettre de passer en maths spé. Les oraux se succèdent et d'excellent résultats démontrent que la confiance revient. Au final, l'étudiant se retrouve dans la bonne moitié de la classe, celle qui peut prétendre au passage en classe supérieure. C'est méconnaître l'influence négative de l'administration en conseil de classe. Il devra trouver un autre établissement à la rentrée scolaire, le conseil considérant qu'il s'est déjà mis en congé avec 35 demi-journées d'absence au 3ème trimestre... si peu!

 J'interviens personnellement auprès du proviseur...  35 demi-journées d'absences, c'est mathématiquement peu probable; il doit certainement s'agir d'une erreur ou d'un gag... mais la plaisanterie n'étant pas le fort du proviseur, je comprends très vite qu'il se range frileusement derrière les certitudes de sa CPE et d'ajouter " qu'il ne met pas en doute ses chiffres" et qu'il n'entend pas  changer son rapport ni revenir sur la décision du conseil de classe compte tenu du nombre d'absences Et de conclure par ce prétexte fallacieux : «  La CPE, conseillère principale d'éducation, qui assistait au conseil de classe n'a pu se tromper ».

"Au risque de vous déplaire, je vous prouverai le contraire monsieur le proviseur".  Il n'y a eu que trois absences au 3ème trimestre; votre CPE reconnaîtra d’ailleurs sa méprise. En conséquence de quoi, quelques heures plus tard, vous modifiez votre avis et vous vous auto congratulez de ne pas avoir mis d'avis défavorable pour le passage en classe supérieure de cet étudiant dans un autre lycée. A prendre ou à laisser.  Le prof de maths soutient son élève auquel il croît et s'engage  à soutenir sa candidature ailleurs. Merci, mais c'est un moindre mal.  Attendons la suite, en espérant qu’il soit définitivement admis.  Monsieur le Proviseur s'en tire avec sa bonne conscience. Ses collègues des zones dites "difficiles" doivent néanmoins pouffer de rire mais il est vrai que l'on défend ici l'établissement et non l'avenir de l'élève... 

Aux filles les emplois féminins


Le deuxième cas n’est pas mal non plus.  Il s'agit d'une élève de 1ère à qui l'on conseille d'arrêter sa scolarité pour préparer un CAP d'aide maternelle.. Un bon métier pour une jeune fille qui aime  les enfants....Un discours digne des années soixante, mais qui ne me surprend pas. J’ai déjà rencontré une situation identique en 2010 avec un père de famille qui se désolait pour son enfant. Après une étude sur les aptitudes et les goûts d'Emilie, et avoir découvert ses réalisation, je lui conseillais de s'engager dans la profession  de tapissier décorateur. Une profession qu’elle connaissait puisque c’était celle de son grand père qui lui en avait déjà enseigné les rudiments.  Prise en mains par la Chambre des métiers, elle n'hésita pas une seconde; l'opération fut une réussite. Un coup dur pour cette conseillère d'orientation  qui a découvert que tapissier décorateur était un métier accessible aux femmes.  Aujourd’hui  je n'ai pas conseillé  la même orientation n'ayant pas toutes les cartes en mains,  j'ai seulement fait part à la famille qu'il valait mieux rester au lycée une année de plus pour approfondir cette orientation; plutôt que de choisir une voie professionnelle par défaut sous prétexte qu'elle est féminine et accessible sur le territoire. Ce qui serait  une erreur.


A cet égard, la Région de Basse Normandie se doit de poursuivre sa réflexion en matière de formation dans le département de la Manche et notamment dans le Sud, axé surtout sur le tertiaire et l'hôtellerie.  Pour autant, il faut que les professionnels de l' orientation  fassent fonctionner leurs petites cellules grises  pour proposer des choix en adéquation avec les goûts et les aptitudes de chaque élève. Quitte à leur trouver une formation à l'extérieur du territoire. Depuis quelques années le conseil général de la Manche finance le transport des lycéens scolarisés dans un autre département afin de favoriser l'ouverture vers de nouvelles filières en aidant les familles. Près d'une centaine d'entre elles en profitent aujourd'hui. C'est une orientation politique positive des élus d'un département qui se doit néanmoins de s'ouvrir à de nouvelles formations porteuses de développement économique, d'autant que le retour sur le département des étudiants qui émigrent n'est pas systématique, loin s'en faut. C'est l'avenir du département qui s'en va!









samedi 22 juin 2013



Le dernier sprint du maire d'Avranches, député du Sud Manche

Et revoilà la saga des poubelles de la communauté de communes d'Avranches qui revient à la une.( voir La Manche Libre de cette semaine). Décidément, « le p’tit cycliste » d’Avranches a bien du mal à changer de braquet, il a beau mouliner comme un fou, il n'arrive toujours pas à surmonter les obstacles à propos de l’épineux dossier des ordures ménagères qui encombrent sa route et les rues des communes de sa communauté. Pourtant, ce n’est pas faute de s'agiter et de créer le change en accusant l'Etat et ses amis du conseil général d'avoir laissé s'implanter un centre d'enfouissement à Cuves. Trop fort, alors qu'il met journellement des tas d'immondices à tous les carrefours de son territoire où les rats se donnent rendez-vous. Dans le genre gonflé, il n’est pas mal le garçon. Mais il n’est pas à une contradiction près; il va même jusqu'à faire  transporter ces immondices... devinez ou ? Au centre de Cuves, où « le coût de traitement y est moins  cher ». Pas fou! 

La contestation persistant tout de même, il brule les étapes; le champion se lance dans un contre la montre en envisageant de porter à  plus de 40000 le nombre d’habitants de sa communauté de communes en 2014, espérant étouffer les cris des braillards par les hurrah des amoureux de la petite reine qui le vénèrent. La démagogie et la manipulation qui consistent à faire des discours de complaisance ne conduisent nul part sinon à prendre les gens pour des pigeons. Mais l’électeur a sa part de responsabilité; il n’y a pas pire sourd que celui qui  refuse d’entendre…Evidemment,il a des excuses car il est rusé le bougre; il emprunte des chemins de traverse pour esquiver les coups et créer la diversion.Tout un art! On appelle ça la clarté dans la confusion.  Il est même capable de mener  des combats contre les décisions nationales prises par son parti...  Et par lui, quand il siège sur les bancs de l'assemblée nationale bien sûr. Mais rassurez vous, c’est peu fréquent! 
Il préfère être sur le terrain pour être en tête du peloton lorsqu’il s’agit de porter  la contestation, comme ce fût le cas pour s’opposer à la suppression du tribunal d'Avranches, ou encore contre la ligne aérienne Haute Tension, et la suppression des barrages de la Sélune,  et, bien sûr contre sa bête noire : le Centre d'enfouissement de Cuves; mais il n'est jamais présent au contrôle d'étape. Le voilà qu’il plaide maintenant pour que le Pays de la Baie du Mont Saint Michel obtienne le projet de renaturation  de la Sélune, oubliant ce qu'il plaidait hier. Ce coureur porte un maillot caméléon qui change de couleur au gré des difficultés. Si la course est trop difficile il préfère déclarer forfait. Pour s'en convaincre, on le voit guère pédaler au Mont Saint Michel où une grève sévit depuis plus de 15 jours. Trop risqué ! . Peut être se réserve t’il pour le contre la montre du tour de France 2013 ?
Pas vraiment, Il vient d'enfourcher à nouveau son bicycle pour emmener un petit peloton bien rôdé à une course d'endurance dans une dernière épreuve. Constituée des communes d'Avranches et de Cuves et de 7 "jeunes" vétérans : 2 hommes de 89 ans, 2 autres de 81 et 50 ans et 3 femmes de 87, 79 et 78 ans. La malheureuse équipée va se retrouver dans une course folle, une troisième étape du tour de l'Ouest qui l'emmènera de nouveau à Nantes, à la cour de cassation cette fois. Une ligne d'arrivée qu'ils connaissent bien pour l'avoir franchi sans succès, après avoir été éliminés en première instance à Caen puis à Nantes en appel, en 2012. Cet odyssée trouvera son épilogue au cours du 4ème trimestre 2014 lors d'une ultime épreuve qu'ils affronteront avec un handicap, l'un des meilleurs équipiers ayant déclaré forfait par décès avant le le début de l'épreuve. Fort heureusement, ils seront toujours accompagnés du syndicat d'alimentation en eau potable de la région de Saint pois qui mettra ses gourdes à la disposition des coureurs pour se rafraîchir.        
De toute manière, ils se retrouveront dans l’œil du cyclone judiciaire pour contester une nouvelle fois les décisions de l'Etat a propos des servitudes et du bioréacteur grâce auquel la facture est moins coûteuse pour les contribuables et les habitants du Sud Manche dont ceux  d'Avranches, du fait de la réduction de la TGAP, une taxe que la S.A.S «  Les Champs Jouault »  répercute sur le prix de traitement. Ce procès est une absurdité, qui se solderait en cas de victoire à ce que  les  électeurs de la commune d'Avranches et de Cuves règlent l’ardoise. Sans parler des conséquences sur les habitants de Cuves qui verraient passer sous leur nez la possiblité de ne plus payer d'impôts grâce à l'importante taxe foncière générée par le centre que leur commune reçoit chaque année... Un traitement de faveur ?. Non, un juste retour des choses en compensation de nuisances olfactives que les vents entrainent parfois sur la commune. Le député, vous dira que ce n'est pas une sinécure pour ses protégés qui sont à l'Ouest... À l'ouest du site, comprenez bien!






jeudi 28 février 2013

Elections départementales : opération bistouri


Pour le département de la Manche, la réforme des élections cantonales  va nécessiter la création de 27 nouveaux territoires sur lesquels les électeurs auront à élire un binôme constitué  de deux titulaires, un homme et une femme, et de deux suppléants. Le conseil départemental, hier conseil général, sera ainsi composé de 27 hommes et de 27 femmes, soit 54 conseillers départementaux au lieu de 52 aujourd'hui, parité oblige. Cette réforme s'imposait car, avec la désertification rurale, le "poids" de chaque élu était devenu disproportionné. Un canton urbain pouvait "peser"  25000 habitants contre 2500 à 10000 habitants pour un canton rural. Pour autant , il est important que le découpage de la Manche en nouveaux "cantons" tienne compte d'un certain nombre de critères: de la géographie et de l'histoire des territoires par exemple mais également du schéma intercommunal issu de la réforme territoriale et de la superficie de ces nouveaux territoires afin de favoriser la démocratie de proximité. Ainsi, la moyenne acceptée par la loi autorise à une amplitude de 20% autour d'une moyenne de 18500 habitants pour chacune de ces entités électorales. 
 

Source : La Presse de la Manche - 28 février 2013

Le nord Cotentin semble être le plus facile à restructurer; l'unité cherbourgeoise avec Beaumont Hague permet de créer 6 territoires d'environ 17500 habitants; quant aux anciens cantons, il est possible de les associer sans découpage particulier. Nous aurions alors cinq secteurs bien identifiés: Les Pieux-Barneville Carteret (21300 h), Saint Pierre Eglise-Quettehou (17775 h), Valognes-Montebourg (20850h), Bricquebec-Saint Sauveur le Vicomte (18085 h) et Sainte Mère Eglise-Carentan (20775 h). L'ensemble de ce territoire serait représenté par 22 élus ; il bénéficierait alors de 6 conseillers supplémentaires par rapport à la situation actuelle. Une aubaine certainement pour les élus socialistes.
Le Saint-Lois quant à lui représente 74279 h, en l'absence de Percy qui rejoindra la prochaine communauté de communes de Villedieu les Poèles. Quatre entités territoriales de 18570 électeurs pourront être constituées; certaines semblent s'imposer: Torigni/Vire-Tessy/Vire (18986 h), Canisy-Marigny + une fraction de 3000 habitants sur Saint-Lô Ouest (17547h), Saint Jean de Daye-Saint Clair/Elle+ une fraction de Saint-Lô ouest (17371 h) et Saint-Lô Est + dernière fraction de Saint-Lô Ouest (20372h). Ce territoire disposerait  toujours de 8 élus.

Le Coutançais, lui, semble plus difficile à reconstruire. Avec 72830 habitants, quatre territoires de 18200 électeurs peuvent être organisés mais seule l'addition des cantons de La haye du puits et Lessay s'impose à première vue avec 17986 habitants sauf à regrouper La Haye du puits Périers et Saint Sauveur Lendelin, ce qui ne serait pas la meilleure solution. A défaut, le fractionnement de Coutances serait inévitable pour constituer trois entités convenables géographiquement avec les secteurs de Gavray, Cerisy La Salle, Montmartin sur Mer, Saint Malo de la Lande, Saint Sauveur Lendelin, Périers et Coutances. Laissons le législateur se servir du bistouri pour une opération douloureuse qui, au résultat, se résoudra par la perte d'un élu, 8 au lieu de 9. Le découpage de Coutances aura une incidence sur la "couleur" d'un binôme.

Voyons pour le Sud Manche ; 18 cantons seront rejoints par celui de  Percy, en passe de créer une nouvelle communauté avec Villedieu les poèles et 7 communes de cantons voisins... Ils rassemblent  une population de 147794  habitants . Répartis très inégalement entre la partie littorale, à l'ouest, et l'arrière pays à l'est, il est essentiel de tenir compte des densités de population très différentes pour ne pas éloigner les élus des citoyens. 8 entités territoriales doivent être créées autour d'une moyenne de 18475 habitants.

Une chance, les élus de la future communauté de Granville, dont la population sera voisine de 44891 habitants, souhaitent que leur territoire ne soit divisé qu'en deux secteurs de 22450 h. ce qui rendrait possible, s'ils étaient écoutés, une redistribution du mortainais sur des surfaces moins grandes, propices à une démocratie de proximité. En revanche, la future communauté d'Avranches pourrait perdre le canton de Pontorson afin de l'associer naturellement avec celui de Saint James. Toutefois, deux nouveaux "cantons" pourraient s'organiser avec Avranches ... un moindre mal. Le premier comprendrait les communes des cantons de Sartilly et La Haye Pesnel, prochains membres du nouvel EPCI, avec la fraction Nord Ouest (12000h.) de la communauté actuelle d'Avranches. Le second regrouperait le canton de Ducey et la commune canton d'Isigny le Buat avec le secteur Sud Ouest d'Avranches (7400h.). Ces deux entités auraient respectivement 19247h. et 18435h.

Saint James et pontorson seraient  rattachés aux communes de la partie ouest de Saint Hilaire du Harcouet -(Saint Martin de Landelles, Saint Brice de Landelles et Virey) pour constituer un territoire de 165OOh.; au nord du mortainais, la prochaine communauté de communes de Villedieu les poèles serait respectée avec le canton de Percy, 6 communes du canton de Saint-Pois et celle du Tanu de la communauté de La Haye Pesnel pour créer un ensemble de 15500h..  Il reste alors à constituer les deux entités les plus rurales du département de la Manche sur un territoire toujours frappé par la désertification rurale.

Au sud, le secteur Est de Saint Hilaire réduit à 8769h. serait complété par les cantons du Teilleul et de Barenton, amputé de la commune de Ger, et les communes Sud du canton de Mortain: Fontenay, Villechien, Notre Dame du Touchet, Saint Jean du Corail, Romagny et Bion... soit un ensemble de 16821h. La communauté de communes du Val de Sée, composée des cantons de Brécey, Juvigny le Tertre et de quatre communes du canton de Saint Pois, serait associée au canton de Sourdeval, la vallée amont de la Sée, ainsi qu'à la partie Nord du canton de Mortain, Mortain compris, et à la commune de Ger ... soit une population de 16975h... Pour Brécey, ce serait un retour dans le Mortainais mais également une perte de trois élus pour le Sud Manche.

Chacun l'aura compris, ce découpage du département de la Manche n'est qu'une hypothèse d'école parmi tant d'autres qui permet tout de même de comprendre les difficultés d'application d'une réforme sans doute utile mais ô combien complexe d'autant qu'aux dernières rumeurs,  le vote des binômes ne compterait qu'une seule voix; cela explique le passage à un nombre impair de  "cantons". Il faudra bien choisir son partenaire pour éviter les scènes de ménage. Quand au duel politique, il risque d'être épique!  Le découpage territorial du département aura une importance capitale pour son avenir. 

Carte et source: la Presse de la Manche