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dimanche 29 décembre 2013

Déontologie et Démocratie


Dernièrement, l'un des sénateurs de la Manche publiait, dans Ouest France, un article consacré aux dépenses publiques; il invitait l'État à faire des économies sérieuses pour sortir la France de son mauvais pas et relancer la croissance. Une analyse unanimement partagée par tous depuis une vingtaine d'années, mais qu'aucun gouvernement n'a su ( ou n’a eu le courage ) de mettre en application. Tout le monde ne s’appelle pas Mendès France ! En politique c'est plus souvent faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. N'est-ce pas Jean Bizet?

De la parole aux actes

Sénateur  passe muraille,  grand pédagogue quand il s'agit d'expliquer le devoir, ce père la Vertu oublie au passage qu'il faut appliquer sur le terrain la morale qu'on exige des autres. Mais, comme ses amis, il s’en Balance. L'heure n'est pas à l'introspection mais à la destruction de l'adversaire... La méthode Coué est son arme.  Président du Pays de la Baie du Mont-Saint-Michel, le père fouettard de la rigueur utilise le bonnet d'âne et le martinet d'autrefois pour flageoler les fesses du  mauvais élève, François Hollande, oubliant de se regarder dans la glace. En voilà un qui a une belle tête de vainqueur. Au concours de la langue de bois et de la démagogie, il aurait des chances de monter sur le podium, avec le premier prix, coiffé d’une couronne de lauriers sur la tête, par sa directrice, épouse de son assistant parlementaire . Comment pourrait-elle se dérober avec un salaire de près de 90% supérieur à celui de son statut à tel point qu'il a du faire voter une prime annuelle de près de 28000 euros pour le compléter. Non l'idée ne lui a jamais traversé l’esprit de refuser un tel plaisir à son mentor. Pas plus que les autres employés du digne Syndicat, qui profitent (beaucoup moins tout de même) des largesses de leur patron.

Côté action du pays, ce n’est pas mal non plus. Lundi 16 décembre , l'ordre  du jour du comité syndical proposait à ses membres quelques mesures « importantes » pour l'essor du sud Manche dont il a compétence, comme: la mission de coopération avec la Macédoine sur les thématiques de : mémoire, paix et réconciliation,, sauvegarde du patrimoine, droits de l'homme", pour un budget de 64470€... Certains me diront que c’est de la première importance pour les collectivités locales et que l'agent embauché pour cette opération est payé au SMIC. Certes! Mais le bon sens aurait voulu qu’on utilise cette enveloppe pour recaser utilement les 9 ou 10 fonctionnaires territoriaux du pays inquiets pour leur avenir depuis la fusion des communes. C'était le bon moment  Mais non. Au lieu de cela, le chef nous sert un plat de Macédoine de légumes façon Sud Manche, bien loin de nos appétences. Mais ce n’est pas son problème. Convaincu du bien fondé de son action, voilà maintenant qu’il engage les élus du Pays pour voler au secours de la culture hellénique. Et comme en France tout se termine par un bon dîner, il n’a pas hésité à en organiser un, à l'issue duquel les moins convaincus, allumés ou non, sont  devenus soudainement attachés au Pays.

"Faire passer le courant"


Le SDEM, syndicat départemental d'électrification de la Manche, utilise le même procédé. pour faire passer le courant, c'est un expert.. Il gave  ses membres pour mieux vider les poches des collectivités locales. Pour preuve, il envisageait de leur "piquer" le 4ème trimestre 2013 de la TCFE, taxe d'électricité, versée aux communes  et communautés par les contribuables, qu'il reçoit à leur place et leur reverse trimestre par trimestre. Le problème, c'est que le syndicat a fait voter l'arrêt du reversement pour 2014. Bien joué ! Par malheur, la communauté de communes  du Val de Sée a perçu très tôt l'intention du SDEM;   pour elle, il  comptait faire mieux  en refusant  de lui rembourser une somme voisine de 200000€, correspondant au dernier trimestre 2012 et aux quatre trimestres 2013 qui lui revenaient de droit. Pourquoi se priver? Et puis, cette communauté contestataire méritait bien  de recevoir quelques coups de fouet au risque de prendre un coup de pied. Et c'est ni plus ni moins ce qui est arrivé: l’issue du combat s’est soldée par une rencontre avec le sous préfet d'Avranches; Le directeur et sa présidente  ont accepté, bon gré mal gré, de reverser immédiatement le 4ème trimestre 2012.  Les trois premiers trimestres 2013 suivront et le 4ème le sera en avril 2014 déduction faite des participations de la collectivité pour des travaux réalisés et payés au bénéfice de la communauté. Le SDEM, lui ,voulait se payer d'avance. Cà lui fait mal, je comprends…mais, par les temps qui courent, toutes les collectivités n'acceptent pas d'être tondues comme des moutons.

 Eclairer la démocratie

Au-delà de cette tentative opérée par le SDEM qui fort heureusement a échoué, je m’inquiète sur de telles pratiques, et, plus encore, sur le fonctionnement démocratique de ce syndicat. Je doute que de telles décisions aient pu être cautionnées par les élus des collectivités, membres du SDEM, s'ils ont eu toutes les données en main? Ces dérives démocratiques dont les effets ne sont pas sans incidences financières pour les collectivités et leurs contribuables sont inadmissibles. Ces élus savent-ils aussi que le SDEM , chargé des travaux d'électrification , a refusé de s'entendre avec le syndicat Manche numérique, créé lui aussi par le département, pour la mise en place de la fibre optique à moindre frais? J’en doute aussi. Cette politique du chacun pour soi est à l'origine des dépenses publiques inutiles dont nous pourrions nous passer. Et au-delà, de nous interroger sur la décision de nombreux maires de ne plus se représenter aux prochaines élections municipales. Comment les blâmer? ils n’ont plus la parole et ne représentent plus que les murs de leur mairie. Et encore. À force de n'être plus que le bouc émissaire de décisions qui leur échappent, ils préfèrent,  tel Candide, cultiver leur jardin. Sur ce plan, au moins, ils peuvent agir sur les mauvaises herbes.


dimanche 26 mai 2013

Grenelle de l'environnement: J.F. Legrand aurait-il eu raison?


        L'avenir sera t-il  transgénique? Allez savoir.... 

Chacun se souvient de la bataille du grenelle de l'environnement entre Jean Bizet et  Jean François Legrand,  sénateurs  du département de la Manche. La lutte fut fratricide  entre les deux vétérinaires UMP qui chassaient en meute les microbes  à la belle époque du RPR .. bien avant que  les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) ne viennent fiche la pagaille dans leur couple.   L'amitié n'a pas de prix n'a t’on pas coutume de dire ? une phrase angélique qui ne se traduit pas toujours dans les faits car il y a un prix à payer en fonction des intérêts de chacun. L'affrontement entre   les deux  confrères vétérinaires en est un bel exemple. Jean Bizet "l'avocat" indéfectible de Monsanto pourfendait Legrand «  l’idéaliste », ardent défenseur du principe de précaution prôné par Jacques Chirac. Après des semaines d'atermoiements, sans avoir livré bataille JF Legrand fût lâchement abandonné par les siens au nom du réalisme.  Lequel réalisme profitait à Jean Bizet qui portait l’estocade à son « ami » président du Conseil Général de la Manche au cours de la nuit des dupes en prononçant cette phrase cynique  :"la bête est à terre mais elle bouge encore". Ainsi s’éteignait la petite lumière d’espoir qu’entretenaient Nicolas Sarkozy et Jean François Borloo face à la cupidité et aux intérêts économiques et politiques.

La morale de cette histoire est qu’il ne faut jamais prétendre avoir raison trop tôt. Mais qui peut prétendre détenir la vérité? Seul le temps fait évoluer les mentalités au gré des expériences, des constats et des catastrophes parfois... En se gardant bien de ne pas succomber aux discours  d’une poignée d’extrémistes agitateurs qui se jouent à exacerber les tensions entre  les camps adverses. Sinon, le principe de précaution comme arme d'unité ne pèse plus grand  chose !

Les années ont passé; quelques scientifiques refusant d'être pris en otages s'obstinent. Voilà que le professeur Séralini, chercheur à l’Institut de bilologie fondamentale appliquée de l’Université de Caen met les pieds dans le plat en démontrant lors d'une expérience sur 200 rats les conséquences de l'ingestion du maïs OGM NK 603, breveté Monsanto, traité au Roundup, un herbicide, lui aussi, fabriqué par cette firme. Les rats nourris au maïs transgénique ou ayant absorbé du glyphosate, cet herbicide miraculeux, ont vu leurs reins, leur foie et leurs glandes mammaires touchés. Le premier mâle nourri au maïs OGM meurt un an avant le premier témoin. La première femelle meurt huit mois avant. Au 17ème mois. Il  y a cinq fois plus de mortalité chez les mâles nourris aux OGM et tous développent d'importantes tumeurs, souvent dès le 3ème mois...Comme par hasard, les études menées par Monsanto s'arrêtent juste avant, du moins celles que la société communique. Évidemment on pourra toujours avancer des arguments comme quoi   l'homme est plus résistant que le rat d'autant plus que  la vie d'un rat selon les scientifiques équivaut  à 40ans pour un être humain. Et puis, que l’on se rassure, tous les rats atteints de très importantes tumeurs mammaires ne meurent pas. Ouf !
Cette découverte n'a pas été validée par le collège de scientifiques frappés par  une omerta sous la coupe des parrains de grands laboratoires qui gardent la main mise sur la recherche scientifique qu’ils sponsorisent à grands renforts de milliards.  Il ferait bon voir qu’un chercheur  mute en électron libre et trahisse la cause…
 
C'est la fondation de droit Suisse Charles Léopold Meyer pour le progrès de l'homme et celle du CERES qui regroupe une cinquantaine d'entreprises dont Auchan et Carrefour qui ont du rassemblé les fonds pour permettre les recherches du professeur Séralini. Ces entreprises n’ont probablement pas agi par altruisme; sans doute ont-elles  voulu simplement se prémunir d'un nouveau scandale alimentaire. Qu’importe, la machine est lancée, et les études réalisées par des chercheurs de l'institut de technologies du Massachusetts ( USA)  rapportées par la presse en ligne  « Entropy et le Huffington Post » démontrent à leur tour que le Roundup est cause de cancers, de la maladie de Parkinson et d'infertilité. Nous vivons une époque formidable; on nous promet de vivre plus longtemps, certes, mais avec un cancer à 35 ans, que nous aurons du mal à traiter tant nos difficultés seront grandes à tenir un verre dans nos mains en raison de la maladie de Parkinson.
Monsento nous concocte un avenir radieux ou le ciel sera débarrassé des abeilles éradiquées grâce à leur poison. La science et l'éthique politique ont tiré le signal d’alarme via le réseau citoyen mondial AVAAZ avec ses 21 millions de membres.  Ainsi l'Allemagne et plusieurs pays européens ont fait pression sur l'Europe pour qu'elle interdise certains pesticides tels que les néonicotinoïdes. Soudain, ils se sont rappelé que la disparition des abeilles qui pollinisent deux tiers de nos aliments serait catastrophique pour notre alimentation. Oui, mais il y a le reste…

Sombre avenir...

On ne parle pas  (ou presque) du saumon transgénique qui s'empiffre de farine de porc et de volaille  et pousse presque deux fois plus vite qu'un saumon ordinaire de l'Attlantique dont on n'a pas tripoté les gênes. Il atteint son poids de vente en 18 mois au lieu de 30 et pèse le double. Tout va bien, Il a bénéficié d'un gêne "antigel" d'un tacaud, famille des morues, qui lui permet de continuer à grossir pendant l'hiver contrairement  aux autres, mais c’est normal. Poussant le cynisme à son paroxysme la firme AquaBounty technologies a même été jusqu’à le baptiser du nom de: "AquAdvantage". Que l’on se rassure, dans un premier temps il va remplir les assiettes des américains avant les nôtres. Encore une bonne nouvelle, après tout, ils sont 260 millions. Mais patience, notre tour viendra. Il y en aura pour tout le monde.  Le scénario catastrophe serait que l’un de ces « Frankenfish » décide de s'échapper d'une cage en haute mer pour s’en aller refiler son sperme aux saumons sauvages, nous serions alors contaminés par un mutant qui viendrait sournoisement s’inviter dans notre assiette. Après tout, pourquoi s’alarmer puisque l’on vous dit que tout est sous contrôlé. Les raviolis sont fourrés à la viande cheval, les poulets à la dioxine, et même dans les glaces on y retrouve des excréments. Alors ce ne sont pas des Saumons stérilisés à la mode OGM qui vont nous effrayer. Pourtant, c’est la triste réalité qui nous attend. L'objectif d'AquaBounty est de rendre stérile ce sympathique Salmonidé au nom des juteux profits qu’il peut générer. Le saumon est  le poisson le plus consommé après le thon; il rapporte chaque année 5,3 milliards d'euros. Alimenté par de la farine de volaille on peut dire qu'il sera une nouvelle poule aux œufs d'or.
 Le vénérable vétérinaire sénateur JF Legrand n'aura peut-être pas l’occasion de l’étaler sur un blini. Quant à son confrère, le bienheureux Jean Bizet, satisfait de laisser une trace dans l’histoire et d'avoir lutté contre la faim dans le monde, il réveille tous les matins au lever du soleil les agriculteurs du Teilleul par un flamboyant "cocorico"que s'empresse d'atténuer Carmen avec "toréador tes œufs sont pas en or, ni en argent"...


jeudi 4 avril 2013

Démocratie : Silence et Complicité





De l'unité au silence, du silence à la complicité, il n'y a qu'un pas... En France, on n'aime pas les têtes qui dépassent, une vieille tradition qui remonte à la révolution et à sa terreur. Une faiblesse de la démocratie, dirons nous, qui s'exprime d'une autre manière aujourd"hui mais le but reste le même: il faut réduire au silence ou débarquer les plus irréductibles..

 Quand les mouches décochent!
 
Le général De Gaulle appelait l'ONU le " machin". Et bien figurez vous que nous avons le nôtre dans la Manche avec le Pays du Mont Saint Michel...  Un syndicat mixte (établissement public) à la gestion coûteuse , sorte d'usine à gaz qui nous donne là l'occasion de "disserter" sur un sujet d'actualité.

 Son président,  Ptit Bizet, seigneur d'un Mortainais aujourd'hui très divisé, sénateur de la Manche, ardent défenseur des OGM vient en plus de nous révéler ses talents d'hypnotiseur, lors de la dernière assemblée plénière du jeudi 28 mars,  où il fut question des orientations budgétaires 2013, un thème en principe propice à la discussion et aux échanges... En fait, de dialogues, il n'y en eut guère; le dialogue fit place au monologue. Seules  deux ou trois mouches, velléitaires, qui avaient fait le déplacement, une chance pour le quorum,  se permirent de venir troubler l'atmosphère soporifique d'une assemblée neutralisée par le nouvel insecticide de la société Monsanto, " la grande amie" du président... Et Monsanto en connaît un rayon pour nous endormir avec ses cocktails dont elle a le secret. Constitués de promesses redondantes et onéreuses, ses produits, spécialement réalisés pour Ptit Bizet,  s'avèrent stérilisants.

 La mouche brécéenne est une espèce assez particulière, mi-abeille  mi-guêpe, travailleuse, constructive et résistante; elle s'épanouit essentiellement dans l'écovallée de la Sée. Grâce à son dard dont elle se sert uniquement pour tenir en éveil ses congénères - une population d'hyménoptères soudée -  elle est classée comme nuisible par Ptit Bizet, un apiculteur qui produit un miel  sans saveur dont la propriété est d'annihiler les esprits les plus créatifs. Plus au sud, une autre  guêpe  indépendante, joueuse et insoumise dont l'abdomen rayé transversalement rappelle les tricots haut de gamme d'une grande entreprise manchoise, a rejoint l'escadrille de la mouche brécéenne .

 Et c'est comme ça que par une froide soirée d'un printemps qui se fait attendre nos deux  "mouches du coche" décidèrent de quitter leurs cocons pour aller survoler une réunion à Avranches histoire de bourdonner aux oreilles du président d'un pays désenchanté. Ce soir là, il tentait une fois de plus d'enfumer ses ruches avec un discours soporifique. Généralement, plus on enfume les abeilles plus on déclenche la peur chez elles. Mais Ptit Bizet, lui, a sa méthode pour les calmer. Il les fait rêver et les hypnotise avec des discours pseudo optimistes.
 Il n'y a pourtant pas de quoi. De 18 les ruches passeront à 7 au 1er janvier 2014 ;  pas folles, les abeilles, elles se regroupent pour ne plus partager un nectar qui se fait rare ( Monsanto est passé par là) avec le pays et son président, un spécialiste en structure artificielle et dispendieuse ; il prévoit pour 2013 une augmentation de 11% des dépenses de fonctionnement (personnel et charges générales) mais ne dit rien des recettes.  Il a beau se montrer rassurant en indiquant que  la reine de la ruche du pays  utilisera les réserves au fil du temps, rien n'y fait.    Les travailleuses ne comptent pas engraisser une cigale.

Quelle mouche vous pique?

 La remarque de la mouche brécéenne pique au vif l'apiculteur président qui l'intercepte en plein vol en ironisant par une escarmouche en forme de critique. Trop tard; tout le monde sait désormais que le pays de la baie n'a plus sa raison d'exister en 2014 lorsque la réforme territoriale sera appliquée. Mais chut, nous allons y réfléchir, c'est promis. Pourtant il va bien falloir se pencher sur le fonctionnement de cette ruche à courant d'air et l'utilité de ses abeilles dont la reine fort coûteuse pourrait être beaucoup plus rentable dans une grande et nouvelle communauté de communes.

 Sinon, qu'en faire? Les intégrer au SCOT ? C'est malin. On trouvera bien un endroit pour les faire butiner... En suppléant  les carences de l'Etat par exemple ou en les envoyant musarder dans les champs d'OGM... Pardon,  D'OCM , opération collective de modernisation du commerce et de l'artisanat; (à ce propos, l'abeille brécéenne n'a pas eu besoin du Pays de la baie pour entraîner avec elle 5 autres ruches et gérer seule une telle opération). D'autres sujets majeurs pourraient leur être confiés... la renaturation de la Sélune territoire de la guêpe au tricot rayé; ou bien encore le développement de l'économie exogène... en coopérant avec la Macédoine, cet État qui n'existe pas, dixit le point du 6/02/12.
La critique a fait mouche

 Tout ceci n'est pas sérieux. Allons président , ouvrez les yeux; à trop enfumer les abeilles vous vous enfumez vous même. Soyez à la hauteur des défis qui nous font face. Le territoire est à l'agonie, les collectivités sont aux abois et  vous voudriez voir perdurer le Pays de la Baie grâce aux aides européennes pendant que le projet du Mont Saint Michel peine à trouver 8 millions d'euros pour pallier l'absence de l'Etat et de l'Europe. Conclusion, cette soirée se termina sans vote... Une réunion pour rien, une de plus;  mais la promesse d'une réflexion. "Penser est une chose disait Julien Green, encore faut-il penser à quelque chose".

 Les plus disciplinées de nos "Apis malifera" , variété européenne , en bonnes ouvrières , s'en allèrent rejoindre leurs ruches sans mouffeté, énivrées de leur liberté. Les autres, courbant leurs antennes de déception, conscientes de leur incapacité à changer le cours des choses, s'envolèrent piteusement à tire-d'ailes, jurant qu'on ne les y reprendrait plus. 
Nos hyménoptères connaissent la force du travail mais elles peuvent aussi être unies et combattantes pour défendre leur ruche.  Il y à fort à parier qu'elles ne resteront pas silencieuses plus longtemps si elles ne sont pas  de nouveau enfumées . La révolte des ruches mortainaises , de Sourdeval à Barenton, a récemment démontré que la vérité " du yeux dans les yeux " rendait aveugle.






dimanche 3 février 2013

Copé - Fillon : La revanche du Mortainais


Voilà un comté qui a connu bien des luttes fratricides depuis l'époque de Robert de Mortain. Souvenez vous, c’était en 1106, les enfants de Guillaume le Conquérant, (ou Guillaume le Bâtard)  Henri 1er Beauclerc et Robert Courteheuse , son aîné, se disputèrent l'héritage du duché de Normandie après la mort de leur frère, Guillaume II D’Angleterre plus connu sous le sobriquet de Guillaume Le Roux. La bataille de Tinchebray, sur les marges du comté du Mortainais fut déterminante. Guillaume de Mortain, resté fidèle à Robert de Courteheuse, duc de Normandie, affronte les troupes du roi d'Angleterre dans un combat inégal. Vaincu, son comté est confisqué par Henri Beauclerc, roi d'Angleterre, qui devient duc de Normandie. Et vlan! preuve que the « the illegitimate child » ( fils de bâtard dans la langue de Molière ) est aussi vaillant qu’un pure race..

9 siècles se sont écoulés, mais  les discordes et les querelles entre frères ennemis issus du RPR, ce parti fondé en 1976 par Jacques Chirac qui s’empara de l’U.d.r « à la hussarde », sont vivaces. Pour preuve, Beauserge  des Landes convoite le fief d’Albert de Sourdeval, fait comte de Mortain le 14 janvier en l'an de grâce 2013. Depuis, les escarmouches avec son adversaire n'ont eu de cesse. Battu  d'une encolure à cause de la  désertion de trois de ses hobereaux, Beauserge réussit à négocier une trêve le temps de lui permettre de se refaire une santé et d' évaluer une situation qui ne semble pas tourner en sa faveur.  Au bout du compte, le courageux chevalier prend  la décision de quitter le champs de bataille... Un repli stratégique le temps d’en référer au seigneur du Teilleul dont il est le vassal.
 Bien que sur  le déclin, Jean 1er, dit « PtitBize »t, (nom donné par François 1er, gouverneur du grand baillage de la Manche) se révèle être un gentilhomme  de bon conseil notamment en ce qui concerne l’art et la manière de fomenter les coups tordus . Sa devise : « Ne jamais affronter l'adversaire en face »; les coups en douce sont toujours préférables.  "Tes troupes sont inégales" dit-il à Beauserge; "nos soudards n'auront pas raison des armures en inox des combattants d'Albert. Ta seule  alternative  est d'en soudoyer discrètement quelques uns, histoire de rééquilibrer les camps." Il sait de quoi il parle le bougre, un normand n'est pas insensible aux promesses. Il arrive même  que sa fidélité n’a d’égale que son appétit terrien. Et, pour peu que les gars du Mortainais  passent du poiré au calva, alors là, c’est le nirvana…

Dans ces conditions pas question de guerroyer si c’est pour finir piteusement comme à Tinchebray. Il faut d’abord évaluer ses forces. Pour commencer, le PtiBize doit monter aux ordres. Derechef, il demande audience au sénéchal, haut dignitaire du duché de Normandie pour lui suggérer de reconsidérer le nombre de représentants au parlement du comté pour chacun de ses fiefs.

Le Sénéchal doit pouvoir accepter de souscrire à sa demande, et d'enjoindre Albert qu'il obtienne une entente cordiale entre ses chevaliers  sur cette répartition. Faute de quoi,  en sa qualité d'officier du Duc, il décide lui même de cette représentation. Qu’à Dieu ne plaise. Une majorité des deux tiers doit approuver sa répartition. Obtenir une telle majorité dans le Mortainais est une tâche difficile pour ne pas dire impossible. Le PtiBize ne le sait que trop bien. La stratégie est délicate mais le nouveau comte de Mortain n'est pas suffisamment rusé pour se défendre. Et voilà le malheureux Albert empêtré dans ses contradictions…

S’il échoue, il est bon pour la robe de bure et des draps de chanvre bien rêches. Bonjour les nuits sans sommeil ! Dans l'Avranchin, Huet DIT « le Breton » petit vassal local, fidèle serviteur du Seigneur auto proclamé Copé 1er, s'indigne pour une fois en silence. Voilà maintenant que l’on s’empare de ses méthodes. Résultat, le voilà bien démuni pour venir à la rescousse d'Albert de Sourdeval dit le Bon d'autant qu'il semble être en disgrâce auprès du sénéchal  en raison des conflits qu'il entretient sur le territoire contre le duc. Alors comment faire ? Intervenir directement mais à quel prix ? À moins d’abandonner ce « Bon Albert »; après tout son avenir personnel ne passe par celui du Mortainais, Au fond, Albert ne pèse pas lourd dans la balance ! En politique tout se mesure.

Et voilà…, jean 1er sera seul sur le terrain pour en faire à sa guise. Il pourra  jouer  avec  la fibre optique pour agiter son réseau en toute discrétion ; L’essentiel est d’éviter l'entente cordiale.  Le sénéchal sera alors dans l'obligation de faire une répartition des chevaliers par fief... Un découpage adapté s'il le faut, qui mettra un terme  aux ambitions d'Albert. Que lui restera-t’il comme solution, sinon de clamer Haro pour contester  et tenter de suspendre la victoire de Beauserge des Landes qui arbore fièrement les armes du Seigneur Fillon? Que pèsera t’il ce pauvre Albert.? Sera t'il au moins écouté faute d’être  entendu? Peut-être. Mais tout de même, quelle triste sortie …Sourdeval deviendra un fief de Haubert où il pourra continuer à couler des jours heureux en compagnie de   sa douairière en ressassant le passé ; Robert Courteheuse eut moins de chance; il fut emprisonné par Henri 1er Beauclerc jusqu'à la fin de ses jours. Beauserge a été plus rusé, mais il a intérêt à étayer ses souterrains, un éboulement est vite arrivé.














samedi 26 janvier 2013

Manche: Le déclin du mortainais n'est pas une fatalité

1204, le duché de Normandie tombe aux mains de Philippe Auguste , roi des Français, trois siècles après la signature du traité de Saint Clair sur Epte en 911... Trois siècles d'un règne normand interrompu par le naufrage de la Blanche Nef . Les prétendants mâles  à la succession de Guillaume le Conquérant disparaissent dans les flots par une nuit d'ivresse. Reste Mathilde  qui s'allie avec Geoffroy de Plantagenets; elle  ouvre la porte du Duché aux Angevins que les bretons n'ont jamais pu franchir. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. Angevins, bretons ou assimilés semblent avoir été souvent porteurs de déclin pour les normands alors qu'ils sont si bons sur leurs terres.  Ils ont mis fin également à l'ère normande enSicile:  avec Charles d'Anjou les français seront massacrés aux vêpres siciliennes en 1282 puis chassés au bénéfice des aragonais.
 Au fil des siècles,  la Normandie devient une terre de passage et d''accueil  sous dominance des rois français alors que la lignée de Mathilde et des angevins s'épanouit en Angleterre. Leurs descendants reviendront pendant la guerre de cent ans mais il faut attendre la fin du 20ème siècle pour que nos velléitaires cousins s'installent pacifiquement dans le Sud Manche où, coïncidence, règne un Angevin. Pendant plus de quarante années en tant que maire d'Avranches , président du conseil général , sénateur et membre du Conseil constitutionnel, maître Léon Jozeau Marigné aura autorité dans un bocage en pleine désertification. On assiste à la léthargie  d'un territoire plongé dans les abîmes de l'immobilisme. Deux bretons lui succèdent:  armés d'un mandat de député  et maires d'Avranches   pendant 30 années, nos deux compères avaient le pouvoir de l'en sortir. Encore fallait-il qu'ils en aient la volonté et la capacité. On le constate aujourd'hui avec G.Huet, il est plus facile de parader en accentuant les moulinets du bras avec d'autant plus d'énergie qu'on est impuissant.

 Honni soit qui mal y pense

 Mais ne soyons pas sectaires. Leur compère Jean Bizet, né  au Teilleul comme son père Emile Bizet ancien député, est bien de notre terre. Sénateur depuis prés de 20 années, Jean Bizet n'a pas fait preuve de plus d'efficacité. Il avait pourtant du jeu et de bonnes cartes en mains. Président du pays de la Baie, il disposait là d'un excellent outil pour mettre un terme à cette somnolence. Au lieu de cela, Il n'a eu de cesse d'en alourdir les finances, s'offrant même le luxe de porter le salaire de sa directrice,l'épouse de son assistant parlementaire, au niveau  de celui d'un haut fonctionnaire en fin de carrière...Un mélange étrange qui mijote sur le dos du contribuable. Et, pour donner plus de goût à ses plats, le chef les relève  avec des fonds européens qui viennent s'ajouter et grossir sa carte augmentant du même coup son enveloppe parlementaire bien utile pour rendre les élus redevables. Et bien non, les élus de base ne mangent plus de ce pain là. Certes en 2007, le ministre qui a eu l'audace de se présenter à la députation  a été rejeté par le Sud Manche mais les élus du département l'ont repêché trois années plus tard pour le Sénat. Une belle perte de temps toutefois pour notre territoire qui a fait l'économie d'un homme compétent.

 Pour autant, ce choix exprime enfin une prise de conscience d'élus ruraux habitués à suivre et à subir. Ils ont décidé de rompre avec la fatalité du déclin. Nos aïeux nous ont légué un tempérament conquérant et rebelle qui s'est révélé dans les périodes difficiles de notre histoire, un esprit créatif et constructif. Le temps est arrivé de ne plus courber l'échine devant le dictât d'une petite poignée de politiciens de 5ème rang. Le résultat des élections de la communauté de communes du Mortainais, le 14 janvier dernier, semble marquer le début d'une fronde qui confirmerait une volonté de reprendre en main notre destin. En apparence du moins, c'est le refus d'un avatar de la démocratie qui tend à réduire le débat local et à soumettre les élus au bon vouloir d'un petit chef. À moins qu'il ne soit qu'une attitude suicidaire menant au "tout pour le tout", traduisant ainsi un profond désarroi . En d'autres termes, "plutôt le déluge que la soumission". Une chose est sûre cette rébellion est fragile mais elle est l'amorce d'un changement qui doit nous interroger et nous conduire vers des pratiques de gestion plus participatives. La réforme territoriale ne réussira qu'au prix d'une démocratie de proximité.










samedi 19 janvier 2013

Le duel Coppé - Fillon se poursuit dans la Manche

Nous ne sommes pas au Mali, nous sommes dans le Mortainais , un territoire paisible, jadis celui du comte Robert de Mortain , demi-frère de Guillaume le Conquérant qui, en 1066 était à ses côtés à Hastings pour conquérir l'Angleterre. Mortain n'est pas Tombouctou; elle est cependant la perle d'un bocage en pleine désertification où s'affrontent deux chefs tribaux, jean Bizet, un sénateur filloniste et Gwuenael Huet, un député Coppéiste; les belligérants sont prêts à tout pour régner  sans partage avec  leurs  fidèles lieutenants soutenus par des troupes rivales, les unes campant au nord dans leurs armures d'inox, les autres vieillissantes et peu combatives qui s'achânent dans les vergers à calva du sud.

Albert Bazire, ancien vice président du conseil général, ancien président des maires ruraux, président de la communauté de communes de Sourdeval et maire de la commune chef lieu (  patrie du roi des couverts en inox, Guy Degrenne ) n'a jamais trahi. Sous perfusion RPR, il milite sans faillir. Serge DESLANDES, éduqué par la FDSEA, qui a toujours ramé pour le clan Bizet lequel l'a porté aux commandes de la communauté de communes de Mortain et au conseil général, rêve d'occuper l'ensemble du comté de Robert de Mortain. Il  dope son territoire au chanvre et son arme maîtresse est la fibre optique qu'il utilise avec habileté et autorité. A coup sûr,il va obtenir  tous les pouvoirs sur ce fief.

La réforme territoriale est une aubaine qui s'offre à lui. Cette fois, le pays du Mortainais ne peut lui échapper. La route est dégagée. Vraiment? C'est oublier les militants UMP et le déclin du sénateur président du pays de la Baie du Mont Saint Michel dont l'un des serviteurs, le fidèle et loyal Achard de la Vente , a été terrassé par un  roturier, prof et  écolo de surcroît, surgi de nulle part, aujourd'hui conseiller général. Où va le monde mon pauvre monsieur? Un simple quidam  peut faire de l'ombre à un sénateur. Cela ne peut être admis par le député dont la mémoire nourrit la vengeance. Tel Attila, là où il passe , l'herbe ne repousse pas. Il est sur tous les fronts. Terroriste culturel, les flèches qu'il décoche sont enduites d'un venin  populiste et intégriste qui  ont pour effet  d'immobiliser  les masses pour les prendre en otage.

 La bataille s'annonce rude, le futur comte mène ses troupes avec un fouet à la lanière de chanvre sans se préoccuper de leur avis et du quand dira t-on. Les buveurs de poiré du Barentonnais et du Teilleulais, doivent s'associer aux chouans du Mortainais et aux bleus du Sourdevalais. Le mariage de la carpe et du lapin en quelque sorte , mais quand on est au bord du précipice on a pas le choix. Ainsi n'entend-il pas les cris d'orfraie qui couvrent le bruit des cascades ni   le  vol des chiroptères de la Fosse Arthour , moins aveugles qu'on le pense, ni les coassements des grenouilles des tourbières de la lande mouton qui annoncent le retour d'Albert :  Contre toute attente, il sera candidat le bougre, candidat à la présidence de la communauté du Mortainais ... Mais  monsieur le comte n'a pas compté tous ses serfs; trois manqueront à l'appel.


Pour autant, la bataille du Mortainais n'est pas terminée. On trouvera bien des textes qui permettront de refaire l'élection. Le sénateur à été prévenu: les communes ont repris leurs délégués sans procéder à leur élection, une information qui peut servir si besoin... Ils n'avaient donc pas délégation pour les représenter dans cette nouvelle communauté du Mortainais. Il se pourrait qu'il faille voter à nouveau pour désigner le président et les vice présidents afin de constituer l'exécutif de la collectivité. Pauvre Albert ! On aura tôt fait de faire une victime ou un incompétent du chef des bleus. Sur le terrain, la bataille va être terrible pendant qu'en coulisses on s'active à tirer les ficelles et les fibres. L'avenir économique du Mortainais est dans la fibre, assure t-on. Attention toutefois qu'elle ne soit pas qu'une illusion d'optique. Les chouans ne comptent pas en rester là, recherchant désespérément une faille administrative qui remettrait en cause l'élection d'un Bleu dans le Mortainais, quitte à recommencer celle des trois nouvelles communautés qui ont décidé de partir dès 2013 . Qu'importe si la communauté du Val de Sée devient une victime collatérale  de la guerre intestine UMP qui ne semble pas prête d'en finir. Une nouvelle fois, il faudra choisir entre  le tribunal administratif et une nouvelle élection. Que de similitudes!








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jeudi 11 octobre 2012

Etats généraux de la démocratie territoriale

 Dernièrement,  les maires et présidents de communautés de communes du département de la Manche ont été conviés à participer à l’une des trois réunions organisées à l’initiative de Philippe Bas et jean Bizet, sénateurs UMP, et à répondre à un questionnaire sur la démocratie territoriale. Concernés au premier chef par la réforme engagée, plus d’un tiers d’entre eux ont participé à la réflexion qui a fait l’objet d’un compte rendu que je qualifie d’objectif. Il m’a semblé intéressant d’en reprendre les grandes lignes, notamment sur la fusion des collectivités.

Globalement, le sujet ayant fait l’objet de nombreuses discussions au sein des collectivités, c’est en connaissance de cause  que les avis ont pu être donnés. Ainsi deux conceptions de l’intercommunalité se sont dégagées .

       « la première privilégie la proximité, le bassin de vie, l’expérience du travail en commun et la connaissance mutuelle. Pour les tenants de cette approche, il vaut mieux des intercommunalités maîtrisées et à taille humaine que de trop grandes intercommunalités. Cela présente aussi l’avantage de maintenir des compétences communales plus étendues pour assurer les services les plus proches de la population.»

        « l’autre conception insiste surtout sur la nécessité d’intercommunalités suffisamment grandes, dans le cadre de bassins d’emplois, pour mutualiser les moyens du développement économique, réaliser  et gérer des équipements importants »…Toutefois, « gérées par des assemblées nombreuses, elles impliquent le transfert des responsabilités à un petit nombre d’élus ce qui pose le problème de la prise en compte des intérêts des petites communes rurales… sauf à compenser par la « création de communes rurales fusionnées avec création de maires délégués »

D’autres réflexions n’ont pas manqué d’être faites à propos des économies attendues de cette réforme.« Il n’y a pas consensus pour espérer des économies de la création de nouvelles intercommunalités car celles-ci voudront mettre en œuvre de nouveaux  projets et de nouveaux services que les précédentes n’avaient pas les moyens de créer ».

 J’ai tendance à penser pour ma part que la réduction de la démocratie de proximité engendrera plus d’administration pour compenser une moindre implication des élus locaux et du bénévolat. On s’en rend compte fréquemment d’ailleurs dans le fonctionnement des syndicats de pays où l’administration est parfois très importante et coûteuse et la présence des élus très insuffisante au point d’avoir fréquemment des difficultés pour atteindre le quorum.

La question des pays a d’ailleurs été abordée  à l’occasion de ces rencontres. « Avec ce processus de redéfinition  du nombre des  intercommunalités, les réponses  sont  partagées  à part  égale sur  la pertinence des Pays. Pour celles qui sont favorables à cette démarche il est souhaité de garder seulement les syndicats mixtes d’aménagement et de renforcer les moyens.» Cela revient tout simplement à dire que tous sont d’accord pour supprimer les pays et ne garder que les SCOT qui sont une obligation légale.

Je n’aborderai pas dans ce propos les questions d’élections, de cumul, de compétences, de gouvernance ou d’ingénierie dont l’importance n’a échappé à personne car chacun de ces sujets mériterait à lui seul un long développement. Néanmoins il est bon de noter que : « l’opinion prévaut que les délégués des communautés de communes doivent être choisis comme aujourd’hui par le conseil municipal devant lequel ils doivent rendre compte »

 

 

 

    




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