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samedi 7 novembre 2015

La Communauté d'agglomération du Mont Saint Michel




Provocation ou Réalisme?

Le Sud Manche semble vouloir profiter de la réforme territoriale pour se retrouver autour d'une idée que nous avions développée avec le cabinet Nickaya et l'association Avranchin 2000 à la fin du siècle dernier. Déjà  l'ambition était claire : se réapproprier le Mont-Saint-Michel qui exerça son pouvoir temporel, et fut au coeur de la construction de notre territoire pendant plusieurs siècles avec l'arrivée des moines bénédictins en 966. Le Mont n'est pas une excroissance accidentelle des territoires de l'Avranchin et du Mortainais; il en est le lien et le poumon qui les fait respirer. C’est un phare qui répand sa lumière dans un monde qui aspire à l'universalité dans sa recherche de Paix. Pays d'Art et d'histoire, il importe que son attractivité culturelle et patrimoniale se diffuse plus largement dans ce même désir et cette même volonté de rassembler autour des mêmes objectifs : s’affranchir de querelles moyen-âgeuses qui se nourrissent des divisions et de nos ignorances. Des combats de petits barons qui oublient leur duché pour défendre leurs préséances et leurs titres. Des chamailleries qui au bout du compte brouillent l'action démocratique. Oublions ces chicanes stérilisantes. L'heure semble devenue propice á la sérénité et á l'union. Profitons en.
 
L’union fait la force

La peur de l'inconnu et de la dilution dans un grand ensemble, que bien des fonctionnaires aimeraient tant administrer à la verticale, taraude tout de même les esprits. Une inquiétude  bien légitime quand on sait comment la réforme a été  échafaudée sans en analyser les conséquences. Qu'adviendra t'il de la proximité avec le citoyen, de la réactivité, et l'efficacité. Nonobstant les retombées négatives sur la ruralité et la démocratie locale. Sans oublier les incertitudes concernant l'organisation administrative et les personnels. Bref, le pouvoir technocratique a encore sévi du haut de sa tour d'Ivoire, conduit par le seul souci de réaliser les économies dont la France a besoin, á supposer que cette réforme en génère, ce qui n'est qu'une hypothèse d'école, comme celle des 35heures. A coup sûr, les investissements dont notre économie a besoin vont se raréfier. On en mesurera rapidement les effets localement.  
Au moins dans ce capharnaüm, une chose est positive : on a cru en la capacité des  élus locaux à réfléchir et à organiser leur territoire avec l'ambition de répondre à ses spécificités et à ses attentes. L'innovation est une nécessité en toutes choses pour progresser. Il nous en est donné l'occasion aujourd'hui  pour organiser et structurer notre territoire pour son avenir dans le respect de nos objectifs, ceux des élus locaux et des habitants.

Ainsi, j'oppose à une gouvernance verticale - sorte d’oligarchie - avec ses dérives et ses incompétences ignorant tout ou presque du terrain et des personnels, une  gouvernance horizontale au travers de pôles ruraux susceptibles d'apporter proximité, réactivité, en favorisant l’implication bénévole des élus locaux. Des pôles thématiques délocalisés devront également être créés pour tenir compte des compétences des hommes, élus et personnels, mais aussi des territoires. Leur déploiement devra être judicieusement étudié pour conforter et améliorer - s’il en était besoin - l'image déjà bien ancrée d’une compétence particulière. Aux élus de réfléchir autour de ces idées qui peuvent déboucher sur de réelles opportunités pour leurs territoires. Évidemment ce processus de décision à l’horizontal exige une gouvernance générale qui garantisse une cohérence et une continuité dans les actions. Le risque étant que la délégation territoriale pourrait entraîner redondance et surcoût si elle se confondait avec une autonomie indépendante. La communication dématérialisée grâce à l’outil informatique et la mise en réseau permet ce type de gouvernance adaptée à la territorialisation de la politique. Mais attention, elle ne saurait se substituer au contact humain. C’est pourquoi il conviendra d’organiser des réunions de bureau dont la fréquence serait hebdomadaire, ou moins, selon qu'il soit restreint ou élargi sous peine de se faire vampiriser par une administration qui se doit  de combler le vide dont la nature a horreur. L'approche multipolaire de l'aménagement des territoires ruraux peut être un remède aux mauvaises habitudes d'une société cyclothymique qui va de l’orgueil à l'exclusion. 

La Communauté d'agglomération du Mont-Saint-Michel n'est plus un rêve; elle devient une réalité, se refusant d'être seulement une marche de la Bretagne ou l'eden de la Normandie.


jeudi 6 août 2015

Normandie: un referendum qui ne dira pas son nom


À Rouen la préfecture de Région. À Caen le siège de la Région Normande?


Dans la grande région Normandie, Caen et Rouen se disputaient le titre de capitale... Pour l'heure, un  modus vivendi  a été trouvé pour le plus grand bonheur du  Rouennais Laurent Fabius.  Son poids a certainement fait pencher la balance en sa faveur. Rouen sera donc le chef-lieu de la Normandie,  Caen bénéficiant de quelques sucreries de consolation : le Rectorat, l'ARS (Agence Régionale de la Santé), la DRAF (Direction Régionale de l'Alimentation et de la Forêt), de la DRAC (Direction des Affaires Culturelles) et de l'INSEE. Mais bon, la présence de la préfecture de Région à Rouen ne changera pas  la vie  des habitants, ni celle des élus, dès lors que les préfectures départementales seront maintenues. En revanche,  Il en aurait été tout autre du Rectorat et de la DRAF... Leurs liens avec le Conseil Régional  sont essentiels pour ses principales compétences politiques, l'économie et la formation. Aussi serait-il difficile d’imaginer que seules les assemblées du Conseil Régional se tiennent à l'Abbaye aux Dames à Caen. (quatre assemblées environ par an à Caen selon Nicolas Mayer-Rossignol, l'actuel président de Haute Normandie).  Pour qui prend-on les bas normands? C'est consternant,  discriminant voire méprisant à l’égard de la Basse-Normandie et de ses départements ruraux.


Qu'on se le dise, le siège  du Conseil Régional sera à Caen.

Les conseillers régionaux  élus en décembre 2015   en décideront. Il y a donc fort à parier  que ces élections régionales prennent l'allure d'un referendum pour le choix de la ville siège... Le profil des candidats comme le contenu de leur programme passeront au second plan à coup sûr. Reste que si les droites de Morin et de Dupont d'Aignan gagnent les élections, les choses peuvent changer car ils sont les seuls à s'être prononcés sur ce choix face au silence pesant des amis de Fabius.  Partant de l'idée d'une élection référendum, Hervé Morin, qui entend prendre sa revanche en arrachant la Normandie réunifiée à la gauche, prêche naturellement pour Caen. Ce choix  lui assurera une bonne majorité en Basse Normandie. Avec le soutien de l'Eure, son fief, qui n’éprouve pas une tendresse particulière pour son voisin Haut (ain) Normand, il ne devrait pas y avoir photo à l'arrivée. En aucun cas, les électeurs  de Seine-Maritime, ( même ) unis dans le même désir de tout emporter, la préfecture et le Conseil régional, ne pourront compenser la différence liée à la démographie si l'Eure règle ses comptes. On peut donc se réjouir d'une situation en apparence favorable à la ville de Caen et aux départements bas normands.  Mais la vraie victoire ne doit pas se limiter au seul choix du siège du Conseil régional. Alors prudence, ça pourrait être  une victoire à la Pyrrhus pour peu que le programme d'Hervé Morin ne se révèle n’être qu’un ripolinage dont certains politiciens ont le secret. Bien sûr, nous nous battrons pour que le Conseil régional soit   placé à Caen, mais nous refusons une victoire au rabais avec des listes de figurants. Il nous faut des candidats de qualité et non des apparatchiks animés par le seul désir d'exister, faute d'avoir pu passer les barrages du vote uninominal...Le risque serait d’augmenter encore le taux d'abstention  donnant ainsi à Marine Le Pen l'occasion d'augmenter son score sans pour autant progresser en nombre de voix. Marine Le pen n'entend pas s’encrer en Normandie et à Rouen où les flammes qui ont brulé Jeanne d'Arc ne sauraient l'épargner mais elle se réjouirait d'avoir  pris la place du fou dans une partie qui aurait fait échec à la Reine Mathilde et à l'abbaye aux Dames, n'ayant rien à perdre.

Un referendum en décidera

En conclusion, je dirais que si les Normands sont fiers du patrimoine que leur a légué Guillaume, ils n'en  sont pas moins dupes des belles promesses des candidats qu'ils ne verront que très rarement une fois élus. Cependant, si les normands pensent comme Jacques Duclos secrétaire général du PCF en 1969 dont le slogan a marqué les esprits : En politique, c’est «Bonnet blanc, blanc bonnet», alors oui peut être ces élections régionales deviendront-elles un vrai référendum pour décider du siège du Conseil Régional à Caen.



mardi 11 février 2014

L'huître des côtes de la Manche et ses vertus



Peinture de G.FOUACE
Grâce à la Manche, la Normandie se classe en tête des régions Françaises avec une production annuelle de 35000 tonnes d'huîtres de pleine mer, réputées pour leurs qualités depuis des siècles. Elles firent la richesse des côtes gauloises et le plaisir des romains et gallo romains jusqu'à l'arrivée des barbares. Sénèque aimait en déguster des centaines par semaine. Pline en disait" les huîtres si tendres si juteuses si succulentes si délicieuses que le poète ne pourrait meilleure comparaison pour une charmante jeune fille". Avec L'arrivée des vikings, les hommes du nord, les produits de la mer reprirent toute leur importance dans  le menu des normands, mieux placés que quiconque pour apprécier les vertus de notre coquillage . Vatel lui redonna une place d'honneur sur la table de Louis XIV tandis que Jean de La fontaine la faisait entrer en poésie; Guillaume Fouace, peintre du Cotentin, l'immortalisait deux siècles plus tard, dans de superbes natures mortes ; mais son célèbre "plateau d'huîtres"  n'aurait pas suffi aux besoins de Casanova, plus intéressé par les propriétés aphrodisiaques de la chaire voluptueuse de l'animal que par ses qualités organoleptiques et nutritionnelles. Il faut se souvenir qu'Aphrodite, la déesse de l'amour, a émergé de l'océan à dos d'huître pour donner naissance à Éros.

Considéré comme produit de luxe, l'huître est peu consommée par les français qui, en moyenne, ne mangent que 3kg de coquillages par an; en revanche, ceux qui connaissent   les nombreuses vertus de cet aliment basse consommation le dégustent sans compter associant  plaisir et santé . Je me souviens de cette manchoise anémiée qui subissait des glossites à répétition. "J'ai le sentiment" disait-elle "que je souffre moins lorsque je mange des huîtres". Rien d'étonnant leur richesse en acide folique (vit B9) leur donne un rôle important dans les carences en fer et la prévention contre les troubles nerveux, dépressions et asthénies. Associée à la vitamine B12, réputée anti anémie elle réduit aussi les risques de maladies cardio vasculaires.


L'huître , médicament naturel et universel

Les propriétés nutritionnelles de l'huître ne s'arrêtent pas là. Par sa richesse en protéines, une dizaine d'huîtres équivaut à 100 grammes de viande. Avec un taux faible de lipides mais une présence appréciable d'acides gras insaturés elle participe efficacement à la lutte contre les dépôts de cholestérol dans les parois vasculaires et abaisse le taux des triglycérides. De pleine mer, l'huître creuse manchoise possède tous les sels minéraux et une grande palette d'acide aminés qui, associés aux vitamines C,( importante bien que très rare dans le monde animal) B1,B2,A,D,PP, acide folique, biotine, B12, en font un aliment exceptionnel pour les gourmets soucieux de bonne santé, de sensualité .... et du plaisir que la dopamine est sensée leur donner.
L'huître est également le reflet de son territoire. Chaque cru a ses caractéristiques gustatives. Les huîtres de Saint Vaast, sur la côte Est du Cotentin est appréciée pour son goût noisette; celles de la côte Ouest de la Manche (Gouville, Blainville ...) profitent d'une mer pure et des plus grandes marées d'Europe; elles bénéficient d'un  parfum très iodé et sont d'une très grande finesse. Ainsi, l'huître s'apprécie commun bon vin; chaque cru la personnalise par son apparence, son goût, son odeur, sa texture ou sa consistance à la différence près que l'ivresse et les dégâts n'arrivent pas au troisième verre, bien au contraire. Quelques fanas, dont la santé resplendit, en dégustent plusieurs douzaines par semaine... dans un régime basse calorie...

Le conseil général de la Manche n'ignore pas  l'intérêt alimentaire et économique de l'huître. Voici plus de trente années, il créait le SMEL, ( Synergies de la Mer et du Littoral ) avec un budget de près d'un million d'euros dans l'objectif de mettre à disposition des professionnels une équipe de chercheurs capables d'associer empirisme et évolution des techniques et de veiller au bon équilibre des milieux. car l'ostréiculture de la Manche est une filière économique qui ne se limite pas à la seule commercialisation des huîtres adultes. Les côtes de la Manche sont un des principaux bassins naisseurs de France; leurs écloseries alimentent en naissains de nombreux ostréiculteurs français. Frappée actuellement par une mortalité liée à un virus herpès, l'huître bénéficie de toutes les attentions. Le Département de la Manche et le SMEL se sont associés à IFREMER et à l'Université de Caen pour mutualiser leurs moyens dans un CRH (centre de référence de l'huître) dont les résultats  ouvrent des pistes intéressantes pour une économie ostréicole qui, à terme, ne peut  compenser ses pertes par une intensification de la production au risque d'amplifier ses difficultés. Les fins gourmets peuvent être rassurés. Demain, encore, ils auront le plaisir "d'embrasser la mer en mangeant des huîtres".
Peinture de Guillaume FOUACE







dimanche 10 novembre 2013

HARO sur HoLLANDE

 A l'époque des normands, on criait Haro pour se plaindre d'une agression ou d'une décision contre ses biens ou ses intérêts; depuis on s'en sert lorsque l'on veut jeter quelqu'un dans la fosse aux lions.   Jean de La Fontaine a remis ce terme d'actualité dans  les animaux malades de la peste, "ce mal qui répand la terreur" . Un pauvre baudet passant par là fût le coupable idéal... Son forfait, fit oublier ceux  du tigre, de l'ours et des autres puissances auxquels on pardonna les offenses... " tous les gens querelleurs jusqu'aux simples matins devinrent des petits saints.. Tous crièrent Haro sur le Baudet". Doux et tendre, serein et courtois,  ni bête ni méchant, le pauvre baudet fit l'affaire de tous. Quelle affaire! Les siècles ont passé,   la peste a été vaincue, mais elle a fait place à une autre, qui s’est répandue lentement, et insidieusement depuis une trentaine d’années : la crise économique avec sa panoplie de précarité et de chômage. De cette peste-là, on peut aussi en mourir si l’on ne dispose pas du vaccin pour s’en prémunir. De nombreux français, les rusés du CAC 40, ont  la bourse, le fric, le pognon pour  antidote; les autres sont à la merci d'économistes en chaise longue, plus enclins à se tacler  qu'à s'unir pour trouver le bon remède.
De baudet ne disposons plus; mais les français ont trouvé une victime en la personne d'un président dont les qualités lui sont un peu semblables ... Il est intelligent*, certes, bien qu' il lui manque parfois cette étincelle de génie qui éclaire les grands hommes. Comme lui il avance lentement quand il ne renâcle pas...Une preuve de prudence et d'attention; il réfléchit, il flaire, il prend son temps car il est patient. Pour autant il n'est pas toujours un grand stratège; sa vision de l’économie mondiale se résume à croire en sa chance, et à attendre des jours meilleurs; de la chance il en a; l'affaire Strauss Kahn en témoigne. Il a su saisir l'opportunité;  mais d'opportuniste en  girouette il n'y a qu'un pas. Edgard Faure disait à ce propos: " Ce n’est pas la Girouette qui change, c’est le vent "    Et c’est justement,   de ce dernier dont il est question.
Coup de vent à l'ouest... du Grand Ouest.
Ce vent d’Ouest qui pénètre dans les terres... Ce vent breton qui hurle haro  ou « Tally-Ho ». C’est l’allali conduite à gorge déployée par des bonnets rouges qui gagnent peu à peu la France entière, animés par des "aboyeurs"  amnésiques affamés de pouvoir. De Mélenchon à Fillon, de Coppé à Marine, tous espèrent la chute ou le renoncement du souverain, se jouant de l'échiquier breton pour y faire avancer leurs pions. On l’accable de tous les maux, on lui reproche de ne pas trouver dans l’heure le remède du virus qui frappe les français, lequel leur a été  inoculé depuis trente ans par les gouvernements successifs pour les endormir.  On le tient pour responsable de la crise du porc et des inégalités salariales entre l'Allemagne et la France...  Responsable aussi de la crise du poulet et des incohérences de la société Doux... Responsable de l’aveuglement des petits éleveurs qui se sont laissés plumer en « DOUXceur » par les poulailler LOUISIANNE que leur vendait à prix fort l’industriel breton champion de l’exportation de poulets à la chair aussi blanche que des lavabos... Responsable  des poulets brésiliens qui viennent maintenant concurrencer nos poulets français depuis que le retrait des aides européennes ne les engraissent plus... Haro sur ce président qui a repris l'écotaxe inventée par son prédécesseur au prix de la vertitude si chère aux écolos... Haro sur cette France que les bretons acceptèrent en 1532 à condition de garder leurs privilèges, une France responsable de la distribution de subventions malsaines, d'implantations industrielles et d'un aménagement de leur territoire sans pareil ... et sans contre parties.
 Mais ne blâmons pas les bretons, eux, au moins, ils font entendre leurs voix et maintenant leurs têtes…La Normandie et la Manche ne peuvent pas en dire autant.  Après avoir  avalé le nucléaire, sans rien dire, elles attendent encore qu’un  TGV pointe son nez, et qu’une autoroute à 130kms/heure desservent le Cotentin et  le désenclave... Leur patience sera enfin récompensée avec le développement d'un pôle économique Énergies Marines Renouvelables et d'un Institut de Recherche sur le stockage de l'énergie. Une belle affaire qui redonne espoir. La Bretagne n’a pas l’intention de faire la « Manche » ; elle ne se contente pas de bonnes intentions. Hollande et son équipage ont senti le vent d’ouest leur fouetter les joues. Ils vont barrer à tribord.
Le calme après la tempête?
 Mais la France dans tout cela? Elle qui s'est prise pour le meilleur élève de l'Europe et qui vit en situation de rêve éveillé, croyant encore que ce qu’elle traverse n’est qu’un mauvais rêve... un rêve qui pourrait devenir très vite un cauchemar si toute les régions se mettaient la tête dans le même bonnet. Sa situation économique doit nous faire reprendre conscience des nécessités et de l'urgence d'un présent qui nous oblige à nous serrer les coudes et non à pousser nos concitoyens à descendre dans la rue. 56% des français se disent peu enclins à coiffer un bonnet fut-ce t’il rouge et édifier des barricades . Pas si bêtes, ils savent bien qu'un président ne peut supporter une charge aussi lourde à lui seul, fût-il le seul à être assimilé à un baudet. Il en va  de la responsabilité des tous les élus qui ne doivent pas confondre vitesse et précipitation. On ne guérit pas d’une aussi longue maladie par une rééducation forcée.  Mais voilà que je me mets aussi à rêver, car la politique, hélas, a ses déviances, et l'avenir de la France n'est souvent qu'un toboggan pour les partis et les hommes qui les composent pour se glisser en douceur dans le fauteuil du pouvoir. Le général de Gaulle dont la tombe vient d'être honorée, le 9 novembre par tous ses adeptes, a souvent rappelé que son parti n'était ni de droite ni de gauche; ils serait temps que nous nous en souvenions.
*ne nous méprenons pas; un baudet est intelligent; on met un bonnet d'âne sur la tête des cancres pour leur passer son intelligence.