Translate

Affichage des articles dont le libellé est société Doux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est société Doux. Afficher tous les articles

dimanche 10 novembre 2013

HARO sur HoLLANDE

 A l'époque des normands, on criait Haro pour se plaindre d'une agression ou d'une décision contre ses biens ou ses intérêts; depuis on s'en sert lorsque l'on veut jeter quelqu'un dans la fosse aux lions.   Jean de La Fontaine a remis ce terme d'actualité dans  les animaux malades de la peste, "ce mal qui répand la terreur" . Un pauvre baudet passant par là fût le coupable idéal... Son forfait, fit oublier ceux  du tigre, de l'ours et des autres puissances auxquels on pardonna les offenses... " tous les gens querelleurs jusqu'aux simples matins devinrent des petits saints.. Tous crièrent Haro sur le Baudet". Doux et tendre, serein et courtois,  ni bête ni méchant, le pauvre baudet fit l'affaire de tous. Quelle affaire! Les siècles ont passé,   la peste a été vaincue, mais elle a fait place à une autre, qui s’est répandue lentement, et insidieusement depuis une trentaine d’années : la crise économique avec sa panoplie de précarité et de chômage. De cette peste-là, on peut aussi en mourir si l’on ne dispose pas du vaccin pour s’en prémunir. De nombreux français, les rusés du CAC 40, ont  la bourse, le fric, le pognon pour  antidote; les autres sont à la merci d'économistes en chaise longue, plus enclins à se tacler  qu'à s'unir pour trouver le bon remède.
De baudet ne disposons plus; mais les français ont trouvé une victime en la personne d'un président dont les qualités lui sont un peu semblables ... Il est intelligent*, certes, bien qu' il lui manque parfois cette étincelle de génie qui éclaire les grands hommes. Comme lui il avance lentement quand il ne renâcle pas...Une preuve de prudence et d'attention; il réfléchit, il flaire, il prend son temps car il est patient. Pour autant il n'est pas toujours un grand stratège; sa vision de l’économie mondiale se résume à croire en sa chance, et à attendre des jours meilleurs; de la chance il en a; l'affaire Strauss Kahn en témoigne. Il a su saisir l'opportunité;  mais d'opportuniste en  girouette il n'y a qu'un pas. Edgard Faure disait à ce propos: " Ce n’est pas la Girouette qui change, c’est le vent "    Et c’est justement,   de ce dernier dont il est question.
Coup de vent à l'ouest... du Grand Ouest.
Ce vent d’Ouest qui pénètre dans les terres... Ce vent breton qui hurle haro  ou « Tally-Ho ». C’est l’allali conduite à gorge déployée par des bonnets rouges qui gagnent peu à peu la France entière, animés par des "aboyeurs"  amnésiques affamés de pouvoir. De Mélenchon à Fillon, de Coppé à Marine, tous espèrent la chute ou le renoncement du souverain, se jouant de l'échiquier breton pour y faire avancer leurs pions. On l’accable de tous les maux, on lui reproche de ne pas trouver dans l’heure le remède du virus qui frappe les français, lequel leur a été  inoculé depuis trente ans par les gouvernements successifs pour les endormir.  On le tient pour responsable de la crise du porc et des inégalités salariales entre l'Allemagne et la France...  Responsable aussi de la crise du poulet et des incohérences de la société Doux... Responsable de l’aveuglement des petits éleveurs qui se sont laissés plumer en « DOUXceur » par les poulailler LOUISIANNE que leur vendait à prix fort l’industriel breton champion de l’exportation de poulets à la chair aussi blanche que des lavabos... Responsable  des poulets brésiliens qui viennent maintenant concurrencer nos poulets français depuis que le retrait des aides européennes ne les engraissent plus... Haro sur ce président qui a repris l'écotaxe inventée par son prédécesseur au prix de la vertitude si chère aux écolos... Haro sur cette France que les bretons acceptèrent en 1532 à condition de garder leurs privilèges, une France responsable de la distribution de subventions malsaines, d'implantations industrielles et d'un aménagement de leur territoire sans pareil ... et sans contre parties.
 Mais ne blâmons pas les bretons, eux, au moins, ils font entendre leurs voix et maintenant leurs têtes…La Normandie et la Manche ne peuvent pas en dire autant.  Après avoir  avalé le nucléaire, sans rien dire, elles attendent encore qu’un  TGV pointe son nez, et qu’une autoroute à 130kms/heure desservent le Cotentin et  le désenclave... Leur patience sera enfin récompensée avec le développement d'un pôle économique Énergies Marines Renouvelables et d'un Institut de Recherche sur le stockage de l'énergie. Une belle affaire qui redonne espoir. La Bretagne n’a pas l’intention de faire la « Manche » ; elle ne se contente pas de bonnes intentions. Hollande et son équipage ont senti le vent d’ouest leur fouetter les joues. Ils vont barrer à tribord.
Le calme après la tempête?
 Mais la France dans tout cela? Elle qui s'est prise pour le meilleur élève de l'Europe et qui vit en situation de rêve éveillé, croyant encore que ce qu’elle traverse n’est qu’un mauvais rêve... un rêve qui pourrait devenir très vite un cauchemar si toute les régions se mettaient la tête dans le même bonnet. Sa situation économique doit nous faire reprendre conscience des nécessités et de l'urgence d'un présent qui nous oblige à nous serrer les coudes et non à pousser nos concitoyens à descendre dans la rue. 56% des français se disent peu enclins à coiffer un bonnet fut-ce t’il rouge et édifier des barricades . Pas si bêtes, ils savent bien qu'un président ne peut supporter une charge aussi lourde à lui seul, fût-il le seul à être assimilé à un baudet. Il en va  de la responsabilité des tous les élus qui ne doivent pas confondre vitesse et précipitation. On ne guérit pas d’une aussi longue maladie par une rééducation forcée.  Mais voilà que je me mets aussi à rêver, car la politique, hélas, a ses déviances, et l'avenir de la France n'est souvent qu'un toboggan pour les partis et les hommes qui les composent pour se glisser en douceur dans le fauteuil du pouvoir. Le général de Gaulle dont la tombe vient d'être honorée, le 9 novembre par tous ses adeptes, a souvent rappelé que son parti n'était ni de droite ni de gauche; ils serait temps que nous nous en souvenions.
*ne nous méprenons pas; un baudet est intelligent; on met un bonnet d'âne sur la tête des cancres pour leur passer son intelligence.